Economie

Pêche : baisse dans les prises 

poisson Les poissons se font rares dans nos lagons.

Tandis qu’il existe en ce moment une forte pénurie de poisson concernant la pêche artisanale, le marché mauricien est alimenté principalement par la pêche au gros. C’est ce que révèlent les opérateurs de l’industrie. Toutefois, même la pêche au gros n’a pas atteint son exploitation maximale. 

Indiren Parasuraman, CEO de Bella Amigo, entreprise, entre autres, spécialisée dans le stockage et la transformation du poisson et des fruits de mer, explique qu’en cette période, la production issue de la pêche au gros est loin d’être idéale. Pour ce dernier, le temps est un facteur clé. « Il nous faut attendre la fin de septembre pour avoir de bonnes prises. Quand la température de l’eau augmente, les poissons sortent », dit-il. Il indique qu’un bateau peut pêcher entre 3 à 10 tonnes de poisson pour une sortie dans des zones telles que St-Brandon. « S’il y a 15 bateaux qui sortent, cela peut accumuler jusqu’à 50 tonnes par mois. Et si on ajoute les 20 tonnes de poisson prises par les pécheurs artisanaux, on totalise 70 tonnes de poissons sur le marché » dit-il. 

Pour un revendeur basé dans le centre de l’île, il est d’avis que les gros bateaux de pêche ne rapportent pour le moment que 3 à 5 tonnes de poisson à chaque campagne. Il indique, par ailleurs, que les pêcheurs artisanaux n’enregistrent que cinq à six tonnes de poisson.

Quels sont ces poissons disponibles sur le marché ? Le capitaine, le sacré chien, le gueule-pavé, le berry, entre autres. Toutefois, Indiren Parasuraman révèle que pour l’instant les poissons pélagiques ne sont pas disponibles. Ce sont des thons, des espadons, des marlins, des bonites et la dorade qu’on retrouve sur le marché. « Ces poissons sont pêchés entre le 15 octobre et le 15 mai » explique-t-il. 

Pour Judex Ramphul, président du syndicat des pêcheurs, la pêche dans le lagon s’avère difficile. Pour ce dernier, il est évident qu’il y a un problème avec l’environnement marin, car chaque année il note une baisse drastique dans la production de poisson. Pour contrer ce problème, il explique que le gouvernement avait mis en place un ‘dispositif de concentration de poisson’ (DCP), qui est placé de 8 000 à 12 000 nautiques de la côte. « Le DCP est un radeau formé d’un assemblage d’objets flottants se prolongeant sous l’eau par des filets. L’objectif vise à la concentration des poissons dans le voisinage d’un site précis, laquelle initiative est utilisée par les pêcheurs artisanaux » explique-t-il. Toutefois, il déplore que les radeaux sont emportés par le courant ou par les bateaux de croisière, empêchant les pêcheurs de détecter ces zones de pêche.

Les prix de vente 
Poisson Prix le kilo
Capitaine Rs 150
Vielle Rs 350
Gueule-pavé Rs 200
Sacré chien Rs 220
Berry Rs 150

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