Politique

Paul Bérenger : «Ameenah Gurib-Fakim fait honte au pays»

Paul Bérenger

La polémique autour de la Présidence continue de plus belle. Le leader du Mouvement militant mauricien (MMM), Paul Bérenger qui était face à la presse le samedi 3 mars,  a condamné sans réserve la présidente de la République, Ameenah Gurib-Fakim.

« Elle s’était déjà disqualifiée avec l’affaire Alvaro Sobrinho. Maintenant, elle est allée encore plus loin avec cette histoire de Platinium Card. » Propos de Paul Bérenger qui considère que la présidente de la République « fait honte à toute la nation à la veille des célébrations du 50e  anniversaire de l’Indépendance du pays ». Il est d’avis qu’Ameenah Gurib-Fakim, aurait dû avoir « la décence de se retirer ». « À la manière dont elle se défend, on pourrait croire qu’elle est en train de plaider coupable. Et, son avocat, c’est Ivan Collendavelloo », a-t-il soutenu.

Après avoir pris note de la déclaration de la Présidente sur Radio Plus vendredi, Paul Bérenger a indiqué qu’à aucun moment celle-ci n’a démenti avoir utilisé cette carte de crédit. « C’est honteux de garder ainsi le silence », a-t-il ajouté.

Le no 2 du gouvernement, qui a affiché son soutien à Ameenah Gurib-Fakim lors de la semaine écoulée, a été sévèrement critiqué par le leader mauve. « Le rôle d’Ivan Collendavelloo est écœurant. C’est quand même le Premier ministre adjoint et cela rejaillit sur le gouvernement dans son ensemble. Dans un proche avenir, son rôle sera mis au jour », a-t-il soutenu.

Le leader du MMM croit aussi savoir que le Mouvement socialiste militant finira par céder au chantage d’Ivan Collendavelloo et d’Anil Gayan comme cela a été le cas, selon lui, dans l’affaire de Vijaya Sumputh. « C’est terrible pour notre histoire. Shame on them », a-t-il martelé.

Le dossier Agalega a également été abordé par Paul Bérenger. Il a lancé un appel au gouvernement mauricien pour qu’il emboîte le pas du gouvernement seychellois, qui a rendu public les modalités de l’accord signé entre l’Inde et les Seychelles concernant l’île de l’Assomption. Le leader des mauves n’a, par ailleurs, pas manqué de critiquer les autorités mauriciennes qui font, selon lui, constamment obstacle quand les députés mauriciens demandent à avoir accès à Agalega.