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Passion : Aamirah Beekhy muse en jeu d’échecs

Aamirah Beekhy Aamirah Beekhy a été championne de la ‘Republic Cup’, dans sa catégorie, entre 2009 et 2015.

Championne de Maurice aux échecs l’année dernière dans sa catégorie, elle est la première femme à représenter Maurice dans un tournoi international. Dans deux semaines, Aamirah Beekhy fera partie de la délégation féminine qui s’envole pour représenter notre pays aux ‘Batumi Chess Olympiads’ 2018 en Géorgie.

Le jeu d’échecs est considéré comme un outil d’apprentissage idéal pour les jeunes. Il développe aussi l’intellect, la personnalité et la force de caractère d’un individu. Ce n’est pas Aamirah qui dira le contraire. « Chess is a game of intelligence », lance-t-elle. C’est lors de ses années d’études qu’Aamirah découvre sa passion pour les échecs. À l’époque, ce jeu attire beaucoup plus d’hommes que de femmes.

Tout commence en Form I. « L’assistante-rectrice du collège Lorette de Quatre-Bornes, une grande passionnée d’échecs, décide de mettre un Chess Club sur pied. » C’est là qu’Aamirah apprend les règles de ce jeu qui lui est inconnu. Encouragée par les siens et motivée à bloc, elle y excelle lors des tournois inter-collèges qu’elle remporte haut la main. « Tout le monde était impressionné par ma performance, car j’avais à peine 14 ans et je gagnais contre des joueurs de 18 ans. »

Elle remporte aussi des tournois organisés par la Promotion des jeux d’échecs pour la jeunesse (PEJ). Au fil de ses diverses apparitions dans les compétitions, elle se fait un nom dans l’univers du boardgaming. Cette fois, c’est au niveau national que la jeune femme participe à des compétitions dont la ‘Republic Cup and Masters’ organisée par la ‘Mauritius Chess Federation’. « Ça n’a pas toujours été facile, le niveau était très élevé, mais avec le support de mes coaches, j’ai été formée au niveau international », confie-t-elle.

Entre 2009 et 2015, Aamirah remporte la ‘Republic Cup’ chez les femmes. En 2016, elle est sélectionnée pour représenter Maurice à la ‘Zonal Chess Competition’, un tournoi international. « J’ai rencontré des joueurs de l’Afrique-du-Sud, du Botswana, du Kenya et de Madagascar, entre autres. J’ai acquis beaucoup d’expérience auprès des professionnels contre lesquels je joue régulièrement en ligne, dit-elle. Ce jeu, plein de tactiques et de stratégies, m’a permise de développer de nombreuses aptitudes. C’est en faisant plusieurs puzzles par jour que j’ai appris les meilleurs coups.»

Pas d’échec aux échecs  

Grâce aux échecs, Aamriah affirme avoir pris confiance en elle et gagné en concentration. « Avec le temps, un joueur d’échecs comprend que la victoire ou le succès n’arrive qu’après de nombreuses tentatives et des erreurs. C’est ce qu’on appelle la persévérance. » Cela va faire deux ans que la jeune championne se prépare pour les Olympiades d’échecs. « Je dévore des livres, des vidéos et des articles sur les échecs et je me rends régulièrement au B4 Chess Club pour jouer en ligne. » Comme elle l’indique, les préparations vont bon train pour les ‘Batumi Chess Olympiads’ en Géorgie. Aamriah, 26 ans, qui est aussi enseignante de ‘Food and Nutrition’, se fait un devoir de consacrer deux heures par jour à ses entraînements en prévision de ses performances. C’est sûr qu’à ce rythme, elle ne connaîtra pas d’échec aux échecs !