Pascal Tsin, CEO de Super U : «Sur 100 demandes reçues localement, à peine cinq candidats se présentent»
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Le Défi Quotidien
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Le recrutement de main-d’œuvre locale est devenu un véritable défi pour les entreprises mauriciennes. C’est le constat dressé par Pascal Tsin, CEO de Super U. Il a expliqué que malgré un grand nombre de candidatures reçues localement, très peu aboutissent réellement à une embauche. « Sur 100 demandes reçues, à peine cinq candidats se présentent et restent intéressés par le poste », a-t-il indiqué, évoquant un taux de concrétisation d’environ 5 %.
Selon lui, la pénurie de main-d’œuvre constitue aujourd’hui un problème critique à Maurice, même si cette situation est également observée dans d’autres pays. Il estime toutefois que le phénomène s’est aggravé après la pandémie de COVID-19. Pascal Tsin évoque plusieurs facteurs expliquant cette situation, notamment l’évolution des mentalités chez les jeunes générations, mais aussi des problèmes sociaux comme la drogue. « Aujourd’hui, certains jeunes privilégient davantage la qualité de vie plutôt que le travail », a-t-il déclaré.
Face à ces difficultés, Super U s’est progressivement tourné vers le recrutement de travailleurs étrangers. L’entreprise emploie actuellement environ 250 expatriés, soit près d’un tiers de ses effectifs. Ces travailleurs proviennent principalement du Népal, de Madagascar et du Bangladesh. Le CEO de Super U affirme toutefois que l’entreprise entend assumer pleinement ses responsabilités envers ces employés étrangers en leur offrant les meilleures conditions possibles de travail et de vie à Maurice.