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À partir de ce lundi : amende jusqu’à  Rs 2 000 pour ceux en possession de sac en plastique 

Sac Plastic

Marcher dans la rue avec un sac plastique pourrait vous coûter cher. À partir de ce lundi 1er mars, un nouveau texte de loi contre les sacs plastiques entre en vigueur, étendant l’interdit à un plus grand nombre de sacs. Il frappe désormais les sacs non-biodégradables en rouleau, les sachets couramment utilisés pour emballer des produits comme les « rotis » et « dholl puris », de même que les sacs du type boutiques hors-taxe du port et de l’aéroport. 

Les sacs plastiques non-biodégradables ou simplement non-conformes fabriqués pour l’exportation sont aussi appelés à disparaître avec l’application des « Environment Protection (Banning of Plastic Bags) Regulations 2020 ».
Dès le 1er janvier 2016, divers types de sacs étaient déjà mis à l’index. Cependant, beaucoup d’autres étaient exemptés. Et, comme nous l’explique le ministre de l’Environnement, Kavy Ramano, les exceptions étaient devenus la règle. Il a donc fallu voter une loi pour « protéger l’environnement » plus efficacement. 

Le ministre rappelle que le règlement qui entre maintenant en vigueur stipule qu’aucun individu ne peut être en possession, utiliser, vendre, distribuer, importer, exporter ou fabriquer les sacs plastiques mentionnés dans la loi. 

Dans la pratique, être en possession des sacs visés par la loi serait passible d’une contravention et d’une amende allant jusqu’à Rs 2 000. Selon le même règlement, la distribution ou la vente desdits sacs pourra entraîner jusqu’à Rs 20 000 d’amende. Et toute personne se livrant à l’importation ou l’exportation ou la fabrication de sacs plastiques encourra jusqu’à Rs 100 000 de pénalités. La police et les équipes de l’environnement veilleront au grain. Des descentes ne sont pas à écarter. 

Cependant, les sacs-poubelle, les sacs plastiques utilisés pour la collecte d’échantillons ou pour l’emballage de produits agricoles, les sacs plastiques destinés à  la médecine, les sachets transparents à fermoir imposés aux voyageurs pour sceller leurs produits liquides dans les avions, sont exemptés par la loi. 

Kavy Ramano souligne que le nom et les coordonnées des producteurs des sacs exemptés et des sacs biodégradables devront être inscrits sur les sacs. Ceci, pour que les techniciens puisent retracer la provenance des sacs en cas de contrôle sur la matière ce fabrication. 

Et le ministre de lancer un appel : « Je demande aux Mauriciens d’adhérer au changement, nous faisons ceci pour la protection de l’environnement, des générations futures. » Kavi Ramano souligne le danger que représentent les matières plastiques : « Le plastique se retrouve dans la chaine alimentaire, à travers le microplastique. Nous n’allons faire aucun compromis sur la santé des Mauriciens ». Parallèlement, les autorités se sont assurées que les alternatives soient disponibles à des prix abordables pour que que tout surcoût ne soit pas transféré de façon excessive sur les clients. 

Sakeeb Shamutally, président du front commun des producteurs de plastiques, affirme, lui, que les producteurs sont prêts pour la transition. Les appareils servant à fabriquer des sacs biodégradables en rouleau arrivent vers la fin du mois de mai. Des techniciens spécialement dépêchés assureront leur mise en place. 

Les huit producteurs principaux de sacs en rouleau devront donc attendre trois mois avant de pouvoir fabriquer des sacs alternatifs au plastique. « Les sacs représentent 20 % à 25 % de notre production ». Sakeeb Shamutally affirme que les producteurs avaient anticipé cette transition et ont pris leurs précautions. Mais 20 % à 25 % de chiffre d’affaires de moins pendant trois mois pèsera lourd.

Dans les petits commerces, Faizal, un marchand de Plaine-Verte, souligne qu’il avait déjà effectué la transition en janvier lorsque le règlement sur le plastique à usage unique a commencé  à  être appliqué. Il s’est mis à utiliser des sachets en papier et des sacs  plastiques biodégradables pour servir ses « rotis ». Preuve que le signal est passé. 

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