Faits Divers

Parricide à Flic-en-Flac : le caporal Lapeyre aurait surpris son fils qui se droguait

Lindsay Lapeyre et le suspect Christophe Ernest Lapeyre. Lindsay Lapeyre et le suspect Christophe Ernest Lapeyre.

Drame à Mont Palmer, à Flic-en-Flac, dans la nuit du mercredi 1er mai. Christophe Ernest Lapeyre a agressé mortellement son père, Lindsay Lapeyre, 64 ans. La victime, caporal de police, a été criblée de coups de marteau et de couteau dans un bungalow. À l’origine : une dispute entre le père et son fils qui lui réclamait de l’argent. Selon les membres de la famille Lapeyre, Christophe avait des soucis d’addiction à la drogue synthétique et réclamait tout le temps de l’argent à ses parents.

Face aux limiers de la CID de la Western Division, le suspect a avoué son forfait. C’est entre 23h00 et minuit mercredi que le drame s’est produit. Alors que Lindsay Lapeyre rentrait chez lui, il aurait surpris son fils dans la maison consommant de la drogue synthétique. Une dispute a éclaté et Lindsay Lapeyre, rouge de colère, a voulu intimider son fils. Il s’est saisi d’une clé anglaise, utilisée pour les travaux de plomberie. Pour se défendre et riposter, Christophe aurait pris un marteau, a-t-il relaté dans sa déposition. Dans la  lutte, Christophe a infligé un coup à son père dans le dos avant de se munir d’un couteau de cuisine pour l’agresser de nouveau. Lindsay Ernest Lapeyre s’est retrouvé à terre sous le regard de son fils. Il a été retrouvé gisant dans une mare de sang.

Son délit commis, le fils s’est rendu dans la région de Grand-Bassin à bord d’une fourgonnette. Il a terminé sa course contre une porte et a percuté une statuette. À ce moment, il a été repéré par une patrouille policière. Des taches de sang sur ses vêtements ont immédiatement alerté les patrouilles de la Special Mobile Force (SMF) et de l’Emergency Response Service (ERS). Leurs collègues de la Criminal Investigation Division (CID) de Vacoas ont été alertés et ont pris en charge Christophe Lapeyre. Face aux policiers, Christophe a expliqué qu’il voulait se rendre près d’un ravin pour mettre fin à ses jours. La brume présente dans cet endroit a réduit conséquemment la visibilité et n’a pas aidé Christophe.

Bombardé de questions, ses réponses ont été peu convaincantes. Il ne pouvait s’expliquer sur sa présence à cette heure tardive dans la région. La CID de Vacoas l’a conduit à son domicile, à Flic-en-Flac et a fait la découverte macabre. Christophe est alors passé aux aveux et a été conduit au poste de la Criminal Investigation Division (CID).

L’autopsie, pratiquée par les médecins de la police, le Dr Sudesh Kumar Gungadin et le Dr Prem Chamane, a attribué le décès à une « stab wound of the heart ». L’examen a aussi révélé que Christophe s’est acharné sur son père, vu que la victime a reçu deux coups de couteau au cœur et trois coups de marteau à la tête. Un tournevis a aussi été récupéré sur les lieux du drame par la police. Les funérailles de la victime n’ont pas encore été fixées, vu que plusieurs proches vivant à l’étranger sont attendus au pays. Ce vendredi 3 mai, Christophe Lapeyre sera présenté devant la justice, pour une inculpation provisoire.

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Les lieux du crime placés sous scellés par la police .

Jesper, fils de la victime : «Tou lezour li laguer ek mo papa ek mo mama pou kass»

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Jesper, un des fils de la victime, est accablé par le drame.

Jesper, le fils de la victime et frère aîné du suspect, n’en revient pas. Il explique que Christophe se bagarrait de manière régulière avec ses parents pour avoir de l’argent. Cette descente aux enfers pour son cadet a débuté il y a environ trois ans. À un moment, Jesper raconte que depuis quelque temps il avait pris de la distance avec son frère à cause de ses habitudes et fréquentations. Jesper raconte également que Christophe avait récemment eu des embrouilles avec un autre de ses frères. « So problem li nek rod kass meme ».


Rosalene, épouse du caporal Lapeyre : «On se préparait à aller en voyage»

« On se préparait à aller en voyage ». Les propos de Rosalene, épouse du caporal Lapeyre, après avoir appris le drame. Elle explique que son époux et son fils habitaient cette maison de Flic-en-Flac et elle n’était pas présente dans la soirée, car elle était au travail. Rosalene se désole que dans les jours qui viennent, son époux et elle avaient prévu de se rendre en Australie pour être aux côtés de leur fille. «Mo tifi pu gagn bébé, nou ti pu aller lot semaine, valiz tout fini fer », se lamente Rosalene.

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