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Ouvriers étrangers - Ex-Padco : le ministère du Travail veille de près

Des 500 travailleurs étrangers, employés par PAD CO, compagnie de construction sous administration volontaire le 8 juillet 2020, la grande majorité a déjà retrouvé du travail. C’est du moins ce que l’on affirme au ministère du Travail et même au niveau des syndicats.

« Tous les travailleurs ont été redéployés dans différentes entreprises. Nous avons eu beaucoup plus de demandes que d’ouvriers disponibles », affirme Herbert Jouan, directeur-adjoint du ministère du Travail. Il avance qu’il y a une forte demande pour des travailleurs étrangers en ce moment. Une des raisons pouvant expliquer cela, selon lui, est qu’il n’est plus possible de faire venir des travailleurs depuis la fermeture des frontières mauriciennes fin mars.

Toutefois, une vigilance accrue est exercée. « Nous allons enquêter pour voir s’ils travaillent dans de bonnes conditions là où ils ont été redéployés. Nous serons intransigeants à ce sujet », affirme Herbert Jouan.

Ces travailleurs reviennent de loin. Pendant plusieurs semaines, ils avaient été abandonnés dans un dortoir dans un piteux état au milieu des champs de canne à Vale, à quelques kilomètres de Grand-Baie.

« Ceux-ci ont été redéployés à travers le pays dans différentes entreprises. Ils n’avaient ni eau, ni électricité, ni nourriture. J’ai dû intervenir à plusieurs reprises pour qu’ils puissent avoir de quoi se mettre sous la dent. Mais, le problème a été réglé entre-temps », affirme le syndicaliste Faizal Ally Beegun.

Il explique que ces ex-ouvriers de PAD CO - leur contrat a été rompu le 25 août sur ordre de l’administrateur - avaient déjà été abandonnés par la direction de la compagnie durant le confinement et que la mise sous administration volontaire n’avait pas aidé.

« Ils vivaient vraiment dans des conditions déplorables. D’ailleurs, il est temps que le gouvernement apporte des changements au niveau des conditions de vie et de logement des travailleurs étrangers. On ne peut continuer à les entasser dans des poulaillers humains comme on le fait trop souvent. Ce qui est encore plus grave, c’est que Rs 2 500 sont déduites automatiquement de leur paie chaque mois pour payer leur logement et leur nourriture », reproche Faizal Ally Beegun.

 

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