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Organic Agriculture Bill : vers la règlementation de la culture organique

Pour combler le manque d’une loi-cadre régissant la culture organique à Maurice, le ministère de l’Agro-industrie et la Food & Agriculture Organisation (FAO) travaillent conjointement sur l’élaboration d’un Organic Agriculture Bill. 

L’objectif de ce projet de loi, bien que multiple, vise surtout à mieux encadrer la culture organique qui se pratique déjà à Maurice par une poignée d’agriculteurs. « Actuellement, nous n’avons pas d’encadrement légal pour régir ce type de culture. L’absence de ce cadre fait que les agriculteurs vont un peu dans tous les sens », indique le Dr Seelavarn Ganeshan, Chief Executive Officer du Food and Agricultural Research and Extension Institute (FAREI).

Ce projet de loi en préparation, une fois présenté et adopté au Parlement, agira par la même occasion comme un garde-fou afin d’empêcher que des produits cultivés traditionnellement ne soient commercialisés comme des produits organiques. « Cette loi viendra empêcher cela, tout en protégeant ceux qui s’adonnent réellement à la culture organique », poursuit notre interlocuteur, qui espère que la certification des produits organiques pourra aussi être délivrée localement. 

Selon le CEO de FAREI, ils seraient environ une centaine d’agriculteurs à pratiquer la culture organique à Maurice, sur une superficie d’environ 200 hectares. Une mode de culture qui serait en train de « pick up » graduellement. « Ajouté à cela, le ministère a mis à la disposition d’une dizaine d’agriculteurs un terrain d’une superficie de 66 arpents à Britannia, dédié uniquement à la culture organique », déclare le Dr Seelavarn Ganeshan. Ils seraient toutefois une cinquantaine seulement à posséder une certification étrangère. Quelque 2 000 tonnes de denrées organiques sont produites localement chaque année.  

Dans la culture organique, précise le Dr Seelavarn Ganeshan, des produits chimiques ne sont pas utilisés. « Les agriculteurs utilisent des produits à base de plantes et autres produits naturels. Aussi, ils reproduisent un environnement propice à la prolifération de certains insectes prédateurs qui se nourrissent d’autres insectes nuisibles à la culture, ou la plantation de fleurs pour attirer des abeilles et des papillons pour permettre la pollinisation », rappelle-t-il.

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