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Opinion: Maintenant ou jamais

Interrogé par Kavi Ramano, mardi au Parlement, SAJ s’est contenté de dire qu’une Financing of Political Parties Act figure dans le programme gouvernemental 2015-2019 et que le gouvernement respectera sa promesse. Aucune indication supplémentaire n’a pu être obtenue. On ne sait donc toujours pas si des experts planchent sur le sujet, quand les débats seront ouverts sur ce projet de loi et quand le gouvernement compte l’introduire au Parlement pour être voté. Le financement politique est pourtant une priorité. Outre le fait que c’est une promesse électorale de l’Alliance Lepep, il faut ajouter les Rs 224 millions découvertes dans les coffres de l’ex-Premier ministre dans sa demeure de Riverwalk. Navin Ramgoolam a soutenu que l’argent provient des dons de la campagne électorale de 2014. Tout le monde convient que des sommes dépassant l’entendement se retrouvent entre les mains des leaders politiques. Pourtant, la politique est le seul secteur d’activité à échapper à tout contrôle. La seule obligation d’un parti politique est de s’enregistrer auprès de la Commission électorale. C’est tout ! Aucun audit, ni interne ni externe, aucun mécanisme de contrôle indépendant, même pas un rapport annuel ! À Maurice, les formations politiques ne sont pas tenues d’informer leurs propres membres de leurs revenus et dépenses. Un membre lambda ne saura jamais les sommes qui entrent dans la caisse et celles qui en sortent. C’est l’opacité totale. Sans oublier que le parti (petit ou grand) ne paie pas de taxe. Cela, alors qu’il engloutit des centaines de millions. Nous sommes à un tournant majeur. C’est la première fois que les trois grands partis sont sur la même longueur d’onde sur ce sujet. L’Alliance Lepep (dont le MSM est la locomotive) a promis une loi et le PTr, ainsi que le MMM, sont aussi pour l’introduction d’une loi. Les rouges après l’histoire des coffres et les mauves après l’histoire du chèque de Rs 10 millions de BAI. C’est maintenant ou jamais !