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Ophélie Belin : la culture à cœur

Elle est la nouvelle responsable de Projet chez Porteurs d’Images. Ophélie Belin est arrivée à Maurice après avoir passé quatre ans en tant que directrice de l’Alliance française au Népal et à Madagascar. À travers son nouveau poste, la jeune Française souhaite contribuer davantage à la promotion de la culture dans le pays.

La culture, les arts et la communication n’ont aucun secret pour Ophélie Belin. La trentenaire assume le rôle de responsable de Projet chez Porteurs d’Images depuis le 15 juin, à la suite du départ d’Elise Mignot.

« Nous assistons actuellement à un boom culturel. Il y a une envie de développer ce secteur. »

Elle constate qu’il existe un réel engouement dans le domaine artistique et culturel dans le pays. « Nous assistons actuellement à un boom culturel. Il y a une envie de développer ce secteur », indique-t-elle.

Cependant, poursuit notre interlocutrice, l’aide financière fait défaut. « Très peu de formules de subvention sont proposées. La culture est certes gratuite et accessible à tout le monde. Elle a aussi un cachet social. Mais, il faut quand même un moyen de financement pour réaliser des projets et des événements. Le soutien du public et du privé est donc nécessaire », dit-elle.

D’ailleurs, les arts et la culture tiennent une place importante dans la vie d’Ophélie, qui a vu le jour en Aix-en-Provence, en France. Enfant, elle accompagnait souvent son grand-père et sa troupe de théâtre lors des représentations. Elle nous confie avoir été alors intriguée par la magie de la scène. La jeune femme a aussi connu diverses cultures ayant vécu, bébé, au Maroc, puis dans le Nord de la France.

Elle avait cinq ans lorsque ses parents décident de s’installer à La Réunion. Ophélie commence alors à suivre des cours de théâtre et ce, jusqu’à l’âge de 14 ans. Quelques années plus tard, elle entame des études en anglais et en communication à l’Université de La Réunion. Elle y découvre l’univers du cirque. Influencée par un groupe d’amis, elle se met à pratiquer la jonglerie et devient membre de l’atelier cirque.

Ensuite, elle retourne en France pour des études en communication et culture à l’Université d’Avignon. « Après les études, j’ai postulé pour être directrice de l’une des 29 Alliances françaises à Madagascar. Parmi les trois pôles d’activités primaires, il y a les cours en langue française, la bibliothèque et la programmation culturelle », explique notre interlocutrice.

Deux ans après, elle met le cap au Népal pour être une fois de plus à la tête de l’Alliance française de Katmandou.

« Elle organise, entre autres, deux événements importants. Il y a d’abord un festival pour célébrer les arts et l’environnement, qui a lieu tous les deux ans. Il y a aussi un festival autour de la culture urbaine encourageant les échanges entre des artistes népalais et étrangers », indique-t-elle.

« J’aime l’atmosphère du pays »

Au bout de deux ans, son époux et elle décident de s’installer à Maurice. Le couple est arrivé en octobre 2015. « Quand j’étais à La Réunion, je faisais souvent escale à Maurice avant chacun de mes voyages. J’aime l’atmosphère du pays », dit Ophélie avec le sourire. Elle prend connaissance du festival ‘île Courts’ lors d’une projection à Tamarin. Intéressée par la mission de Porteurs d’Images, elle envoie sa candidature.

Elle indique que l’association Porteurs d’Images est là pour développer, promouvoir et soutenir les actions et la création cinématographiques. Dans la foulée, Ophélie Belin fait ressortir que la 9e édition d’île Courts-Festival International du Court Métrage de Maurice est prévue du 11 au 15 octobre. Au programme, Sinema Koltar, des ateliers et des projections spéciales dédiées aux enfants.