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OMS : se préparer à toute éventualité

L'étendue de l'épidémie.

Après plusieurs réunions, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a décidé de décréter l’épidémie du nouveau coronavirus (nCoV) comme une urgence de santé publique internationale. La maladie a fait, jusqu’à présent, 213 morts, alors que 9 776 personnes ont été contaminées à travers le monde, selon les chiffres au 31 janvier. 

Le comité d’urgence de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a fini par trancher. Une semaine après les deux réunions au cours de laquelle la décision de décréter le nouveau coronavirus comme une urgence de santé publique  n’a pu être prise. C’est chose faite depuis le 30 janvier.

nitialement, le niveau d’alerte était « élevé ». Cette décision a été prise après consultations avec le directeur général de l’OMS, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, après que le nombre de décès lié au coronavirus ait dépassé 200 et que celui des personnes infectées ait franchi le cap de 9 000. Même si aucun cas de décès n’a été recensé en dehors de la Chine, qui compte le plus grand nombre de personnes infectées, le directeur de l’OMS a souligné, lors d’une rencontre avec la presse à Genève, que c’est ensemble qu’il faut militer contre la propagation du virus. 

Cette alerte d’urgence de santé publique internationale a été déclarée du fait qu’il n’est pas encore possible de déterminer les dommages que le nCoV pourrait causer s’il se disséminait dans un pays où le système de santé est faible, a ajouté le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus. « Nous devons agir maintenant pour aider les pays à se préparer à cette éventualité », a-t-il dit. C’est ce qui a incité l’OMS à déclarer l’épidémie mondiale du nouveau coronavirus comme une urgence de santé publique de portée internationale. 

Cette mesure est non-contraignante, mais très importante d’un point de vue pratique et politique, car cela peut concerner divers aspects liés aux voyages, au commerce, aux mesures de quarantaine, au dépistage et aux soins, selon l’OMS. L’organisme onusien souligne également qu’il peut « demander des comptes aux pays lorsqu’ils dépassent inutilement ces normes mondiales », a fait ressortir le président du comité d’urgence, le Dr Didier Houssin, qui a été cité par l’OMS sur Twitter. « Cela est essentiel pour garantir que la réponse internationale à une épidémie soit fondée sur des preuves, afin de protéger la santé humaine de manière qui ne soit ni surréactive ni sous-réactive », a-t-il dit.


Les recommandations de l’OMS contre le coronavirus

  • L’OMS ne recommande pas de limiter le commerce et les mouvements. Il n’y a aucune raison pour que des mesures interfèrent inutilement avec les voyages et le commerce internationaux.
  • Les pays dont les systèmes de santé sont plus faibles doivent être soutenus.
  • Il faut accélérer le développement de vaccins, de thérapies et de diagnostics.
  • Les États doivent combattre la propagation des rumeurs et la désinformation.
  • Les autorités doivent examiner les plans de préparation, identifier les lacunes et évaluer les ressources nécessaires pour identifier, isoler et soigner les cas et prévenir la transmission.
  • Les États et les autorités sanitaires doivent partager les données, les connaissances et leurs expériences avec l'OMS et le monde.
  • La seule façon de vaincre cette flambée est que tous les pays travaillent ensemble dans un esprit de solidarité et de coopération.
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