Actualités

Offensives juridiques à l’île sœur : la mort de Yoan Spanu dans les prisons réunionnaises jugée suspecte 

Offensives juridiques à l’île sœur : la mort de Yoan Spanu dans les prisons réunionnaises jugée suspecte  La famille représentée par l’avocat Krishna Sawoo est d’avis que la mort de leur fils renferme des « zones d’ombres ». 

Yoan Spanu, issu de famille franco mauricienne n’aurait pas mis fin à ses jours par pendaison, alors qu’il était en détention à l’île de La Réunion en novembre de l’année dernière. 

C’est la conviction de ses parents qui ont réuni un panel d’avocats dont la tâche consistera à amener les autorités réunionnaises à relancer l’enquête.
"La thèse de suicide ne tient pas la route", indiquent ses parents, car durant sa détention, Yoan avait entrepris des démarches auprès de la magistrature en vue d’obtenir sa remise en liberté conditionnelle, mais en vain. Le jeune homme avait été arrêté sur une accusation de tentative de meurtre.

On ne s’explique pas comment quelqu’un qui souhaite recouvrer la liberté ait attenté à sa vie. Il avait été retrouvé dans les toilettes du centre de détention, pendu au bout d’un drap noué autour du cou. C’était le 17 novembre 2018. Les membres de la famille envisagent de se rendre à La Réunion pour réclamer la réouverture de l’enquête policière. 

Ils l’ont annoncé au cours d’une conférence de presse le vendredi 4 janvier. La famille représentée par l’avocat Krishna Sawoo est d’avis que la mort de leur fils renferme des « zones d’ombres. » 

Ils ont le sentiment que le détenu a « sans aucun doute été victime d’agression en prison ». 

Le rapport des médecins légistes réunionnais a attribué le décès à une « asphyxie mécanique ». La contre-autopsie du Dr Satish Boolell a décelée des traces de blessures sur les jambes et le dos de la victime. Selon les membres de la famille, « le Dr Boolell soumettra son rapport final d’ici quelques jours ».