Faits Divers

Nuit de terreur à Rivière-des-Créoles : un amour interdit à l’origine de l’attaque armée

« Si nou pa ti sover ti pou ena plizir cadav. » L’attaque a été déclenchée au beau milieu de la nuit. Le chef de cette famille de Rivière-des-Créoles raconte comment un groupe d’individus encagoulés a débarqué chez lui vers 23 heures dimanche.

Tout le monde a été réveillé en sursaut par un bruit assourdissant. Les hommes armés de sabres et de révolvers ont investi la maison pour s’en prendre physiquement aux occupants de la maison tout en saccageant tout ce qui se trouvait sur leur passage. Après leur départ, l’intérieur de la maison ressemblait à un champ de bataille avec les meubles réduits en pièces et les nombreux panneaux de vitres brisées.

Pourquoi cette famille a-t-elle été amenée à vivre une si traumatisante aventure ? Selon les informations communiquées à la police, il s’agit des représailles orchestrées par les parents d’une jeune fille de 19 ans amoureuse du fils du couple de la maison qui a été attaquée.

La fille, abandonnée par ses parents, selon la fille elle-même, est allée chercher refuge chez son amoureux. Les parents de ce dernier n’y ont trouvé aucune objection. Mais ils étaient loin de prévoir la réaction des parents de la fille. L’attaque a été d’une rare violence accompagnée d’invectives et de menaces de mort. Les occupants de la maison doivent leur salut à la fuite. Le chef de famille a dit qu’il dormait et qu’il a eu l’impression de faire un cauchemar. Huit personnes déchaînées ont participé à l’attaque. Parmi les deux parents de la jeune fille qui ont été reconnus par les victimes.

Dans une plainte consignée au poste de police de Mahébourg aux petites heures de lundi, Maya, 48 ans explique que son fils et la jeune femme s’aiment depuis cinq ans. « La jeune femme nous a confié que ses proches l’ont rejetée car ils n’approuvent pas sa relation avec mon fils. ».

Sookraj, 50 ans, l’époux de Maya, dit être encore sous le choc. « Un homme encagoulé a pointé son revolver sur mon visage. Mon fils est intervenu à temps », dit-il. La police est à la recherche des fauteurs de troubles