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Nouvelles recrues de la police : des tests sanguins pour détecter la présence de drogue

Policier Les recrues seront soumises à plusieurs tests.

Deux nouvelles mesures seront introduites lors de la formation des prochaines recrues de la police. Les aspirants policiers seront soumis à des examens psychologiques et de tests sanguins pour détecter toute présence de drogue dans l’organisme.

La Disciplined Forces Services Commission (DFSC) a introduit ces deux nouvelles mesures de contrôle. Après les scandales qui ont éclaboussé le recrutement au sein de la force (agressions entre policiers, implication dans des délits de drogue, de vols), la DFSC a pris le taureau par les cornes. Désormais, les recrues seront soumises à des examens psychologiques et à des tests sanguins pour détecter toute présence de substances illicites dans leur organisme durant leur formation. Toute présence de drogue dans le sang ou dans l’urine vaudra à la recrue une disqualification immédiate et un renvoi.

Recommandation de la DFSC

Mercredi aux Casernes centrales, 500 Temporary Police Constables (400 hommes et 100 femmes, dont 28 candidats rodriguais) étaient présents pour signer leur lettre d’acceptation au sein de la force. Ils ont eu l’occasion d’opter pour l’unité de leur choix.

C’est le 22 janvier que démarrent le Residential training des recrues. Comme annoncée dans l’édition du Défi Quotidien du 8 octobre 2018, des mesures strictes seront introduites pour éviter, à l’avenir, que des marginaux intègrent la force.

Annulation des contrats

« De nouvelles conditions sont liées aux contrats des nouvelles recrues. Elles sont averties qu’elles devront se soumettre à des examens psychologiques et des tests sanguins et d’urine pour déceler la présence de substances prohibées dans l’organisme. Toute présence suspecte entraînera l’annulation immédiate du contrat. Les aspirants policiers sont avertis que leur engagement sera aussi annulé en cas d’indiscipline ou d’implication dans des délits criminels. Pour l’heure, tout va bien et nous espérons que les 500 aspirants policiers compléteront leur formation », avance l’inspecteur Shiva Coothen de la cellule de communication de la police.

Aucune anomalie décelée

Au Défi Quotidien, l’Assistant Commissioner of Police (ACP) Mohunlall Madhow, responsable du National Security Services, confirme le ‘screening’ rigoureux mené par ses hommes.

« Tous les détails, y compris les antécédents judiciaires, conduite dans la société, ou situation familiale des recrues, ont été passés au peigne fin. Aucune anomalie n’a été décelée pour le moment. Il se pourrait que les candidats nous aient caché des détails sur leurs fréquentations. Les vérifications seront menées jusqu’à confirmation des candidats au poste de Police Constables », soutient le responsable.

Le National Security Services (NSS) assurera un « suivi minutieux » du comportement des aspirants policiers jusqu’à leur confirmation à leur poste.

La force policière dépoussière la formation de ces recrues.


Des policiers impliqués dans des délits de drogue

  • Le constable Gary Gopaul est arrêté le 15 septembre 2018 par l’Adsu avec deux doses d’héroïne en sa possession. Lors de son interpellation, le constable Gopaul était déjà en liberté conditionnelle dans le sillage de l’importation de 2 kg d’héroïne impliquant Arvind Hurreechurn, un autre policier. Ce dernier a été retrouvé mort dans sa cellule.
  • En juillet 2018, deux jeunes policiers sont arrêtés par l’Adsu. Ils étaient à bord d’un véhicule et consommaient de la drogue. Ils comptent quatre et six ans de service au sein de la force policière.
  • Moonsamy Govindasamy Basana-Reddi, un officier de police basé au bureau du Passeport, est arrêté à l’aéroport SSR de Plaisance en juin 2017 avec Rs 18,9 millions de drogue. Le policier était à l’aéroport alors qu’il n’était pas de service. C’est un passager revenant de Madagascar qui lui aurait remis le colis dans les toilettes. Le policier était sous surveillance.
  • Henry Edgard Joly , de l’Adsu, est arrêté en janvier 2017. Il a comparu en cour le 27 février. Le policier soupçonné d’être impliqué dans le réseau d’importation de 2 kg de drogue.
  • En septembre 2016, un policier de la Very Important Supporting Unit (VIPSU) est arrêté en flagrant délit de vente de drogue estimée à plus de Rs 500 000. Il avait incriminé un policier de la CID de Quatre-Bornes. Le 10 octobre, un autre policier est arrêté par les officiers de la brigade anti-drogue. Il avait acheté une dose d’héroïne durant ses heures de travail.
  • Le 25 octobre 2016, le constable Arvind Hurreechurn est intercepté à l’aéroport SSR de la drogue valant Rs 30 millions dans ses bagages. Il revenait de Madagascar. Son interpellation a mené à l’arrestation de deux autres individus, dont un policier. Il sera retrouvé mort en cellule quatre jours plus tard, soit le 29 octobre.

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