Nouvelle semaine de repli pour les indices mauriciens
Par
Fabrice Laretif
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Fabrice Laretif
La Bourse de Maurice a terminé la semaine du 20 février en territoire négatif, prolongeant la tendance observée depuis le début du mois. Les principaux indices ont reculé, malgré quelques hausses isolées.
Au terme de la semaine close le 20 février, le Semdex s’est établi à 2 336,38 points, tandis que le Semtri a clôturé à 11 117,75 points et le Sem-Asi à 2 087,59 points. Cette évolution s’inscrit dans la continuité de la semaine précédente. Entre le 6 et le 13 février, le Semdex était passé de 2 338,78 à 2 332,11 points. Le Semtri avait glissé de 11 126,69 à 11 097 points et le Sem-Asi de 2 085,40 à 2 080,28 points.
La séance du 20 février a généré un volume de 2,1 millions d’actions échangées, pour une valeur totale de Rs 91 millions. Parmi les transactions les plus actives figurent Almarys avec 697 904 actions, POLICY avec 350 500 titres et Bluelife avec 290 000 actions.
Sur le front des variations, Bluelife a cédé 1,45 %, CIM Financial 0,93 %, ER Group 2,91 %, MCB 0,35 %, NIT 2 %, NMH 0,36 % et POLICY 0,82 %. À l’inverse, SBMH a progressé de 0,61 %, SUN de 0,23 %, Almarys de 0,35 % et Ascencia de 6,74 %, limitant en partie le repli global du marché.
Dans un article récent, le Fonds monétaire international (FMI) alerte sur l’érosion des bénéfices traditionnels de la diversification entre actions et obligations. Longtemps considérée comme un pilier de la gestion de portefeuille, cette stratégie consistait à répartir les investissements entre classes d’actifs évoluant en sens inverse. Lorsque les marchés d’actions chutaient, les investisseurs se tournaient vers les obligations, dont la hausse amortissait les pertes et stabilisait les rendements.
Entre 2000 et 2019, cette relation inverse a facilité la gestion du risque. L’analyse des rendements attendus comparés à l’indice de volatilité VIX montrait qu’en période de tensions, la baisse des actions s’accompagnait d’une progression des obligations. Ce mécanisme constituait le socle des stratégies de couverture.
Depuis 2020, ce schéma s’est modifié. Les chocs d’offre liés à la pandémie et la poussée d’inflation ont entraîné une évolution simultanée des deux classes d’actifs lors des corrections brutales. Aux États-Unis, mais aussi en Allemagne, au Japon et au Royaume-Uni, actions et obligations ont tendance à se replier de concert, accentuant les pertes lors des épisodes de vente massive.
Dans le même temps, l’augmentation des émissions obligataires pour financer les déficits et la réduction des bilans des banques centrales ont accru la part absorbée par les investisseurs privés. Les primes de terme progressent, les obligations étant perçues comme plus risquées. Face à cette rupture des corrélations, le FMI appelle à une discipline budgétaire renforcée, à un engagement clair en faveur de la stabilité des prix et à l’intégration de ces nouveaux scénarios dans les tests de résistance financiers.