Faits Divers

À Nouvelle-France : une collégienne enlevée

« Ils ont tenté de me faire une injection. »

Elle est sous observation à l’hôpital de Rose-Belle. Quatre individus l’auraient kidnappée et auraient exigé qu’elle leur remette la carte bancaire de son père. Elle raconte sa mésaventure pour que la police arrête les malfrats au plus vite.
«Ils voulaient que je leur donne la carte bancaire de mon père… » C’est d’une voix tremblante que Laura (prénom modifié), originaire de Surinam, nous relate sa mésaventure. C’est en allant à l’école, le mercredi 8 août, que la jeune fille de 16 ans est kidnappée à Nouvelle-France. 

Craignant désormais pour sa sécurité et celle de ses parents traumatisés, elle a choisi de se confier au Défi Media Group pour inciter les autorités à apporter tout le soutien nécessaire à la famille. « J’étais dans le bus, je me rendais à l’école ce mercredi matin. J’ai reconnu un garçon qui montait dans le bus à Souillac. Ce même garçon avait agressé mes deux voisines la semaine précédente, c’est pour cela que je l’ai reconnu.» Comme à mon habitude, je suis descendue à Nouvelle-France pour reprendre un autre bus pour gagner Rose-Belle. « C’est alors que ce même garçon m’a suivie sur le chemin, jusqu’à ce qu’un van s’approche de nous. Il m’a poussée dans le véhicule dans lequel se trouvaient trois individus. » 

Dans la voiture, les individus en question lui ont tenu les mains et auraient tenté de lui injecter une substance. « Ils n’ont pas réussi, car je me débattais beaucoup pour le leur empêcher. L’un d’eux s’est approché de mon cou, un autre a essayé de me faire boire un produit qu’il avait déversé dans une bouteille d’eau. » Cette bouteille est maintenant entre les mains de la police pour analyses. 

Le véhicule prend la direction de Phoenix. C’est alors qu’un des ravisseurs demande à Laura de lui remettre la carte bancaire de son père. « J’ai répondu que je ne savais rien à ce sujet. C’est alors que l’individu a demandé à ses complices de m’expulser du van. Je me suis retrouvée sur la chaussée, affolée et en larmes. J’ai saisi mon téléphone pour appeler mon père. Il m’a demandé où j’étais, je n’ai pu lui répondre. Alors, j’ai pris le premier bus qui passait par là (NdlR : qui se dirigeait vers Port-Louis). La suite, je ne m’en souviens pas, car je me suis évanouie. Ce n’est qu’à l’hôpital Dr A.G. Jeetoo que j’ai repris connaissance. Pour le moment j’ai très peur! »


Un portrait-robot peut être dressé

L’inspecteur Shiva Coothen du Police Press Office confirme l’ouverture d’une enquête. « Si la victime peut nous donner des détails sur la description des malfrats, un portrait-robot peut être dressé », dit-il. Concernant l’insécurité que ressent la jeune fille à l’hôpital, bien qu’elle soit entourée des membres du personnel et d’autres patients, la question a été posée à l’Inspecteur Coothen : pourquoi ne bénéficie-t-elle pas d’une protection policière ? « La fille est une victime et non une accusée, c’est pourquoi il n’y pas de policier présent. Mais il existe un ‘Police Desk’ à l’hôpital en cas d’urgence, le ‘Nurse in Charge’ peut alerter les policiers et ils viendront en salle.» À l’hôpital Jawaharlal Nehru, on nous assure que Laura reçoit tous les soins et l’attention nécessaires. 


Josian, le père : «Il rode depuis une semaine dans notre localité»

Josian

« C’est la police qui m’a informé du kidnapping de ma fille. Ce malfrat rode depuis plus d’une semaine dans notre quartier, mais la police n’a rien fait. Il avait suivi ma fille, un après-midi, à la sortie de l’école. Heureusement, rien ne s’était produit. J’espère que la police arrêtera ce bandit au plus tôt. » 

Encadrement psychologique

Annabelle Volbert, l’attachée de presse du ministère de l’Égalité des Genres, du Développement de l’Enfance et du Bien-être de la Famille a été alertée.  « La Child Development Unit (CDU) est au courant de ce cas. Le ministère apportera son soutien total, à cette jeune fille et à sa famille. Une première séance d’assistance psychologique a été apportée à la victime, d’autres suivront », dit-elle. La CDU interviendra au niveau de l’environnement dans lequel vit la fille.