Politique

«Non-respect» de la gent féminine : Kalyanee Juggoo exhorte les femmes à sanctionner le gouvernement

Kalyanee Juggoo

La secrétaire générale du Parti Travailliste (PTr), Kalyanee Juggoo, a exhorté les femmes du pays à sanctionner le gouvernement, surtout après le banquet donné en l’honneur du prince saoudien Abdulaziz Bin Saud Bin Naif Bin Abdulaziz Al Saud, lundi soir à Balaclava, où les femmes n’avaient pas été invitées. Elle intervenait lors d’une conférence de presse de l’aile féminine du PTr, à Les Salines, samedi.

« Les femmes sont traitées comme des citoyens de seconde classe ! C’est un gouvernement qui ne respecte pas les femmes. Toulezour ena enn nouvo zistwar. Bann madam pa res lebra krwaze. Nou mobilize ek reklam nou drwa », a martelé Kalyanee Juggoo. Elle a cité en exemple les divers propos des politiciens du gouvernement   à l’égard de la gent féminine, qui ont fait polémique.

« Les femmes représentent 50 pour cent de la population mondiale (…) Le gouvernement a placé des femmes dans des postes clés, comme présidente de la République, vice-Premier ministre, ministre ou encore PPS. Gran zafer. Me rezilta zero. Bann madam, eski zot inn vot bann fam pou fer biblo ? Ouswa pou defan drwa bann fam ? » s’est interrogée  Kalyanee Juggoo.

Elle a ensuite affirmé qu’elle allait alerter les instances internationales en vertu de la Convention of Elimination of all Forms of Discrimination against Women (CEDAW). Cela pour « montrer le vrai visage de ce gouvernement, qui est l’hypocrisie ». La secrétaire générale a ensuite précisé, suite à une question de Le Dimanche/L’Hebdo, qu’un document  à cet effet serait préparé dans le courant de la semaine par les membres de l’aile féminine du parti.

Stéphanie Anquetil a également tiré à boulets rouges sur le Premier ministre et le gouvernement. Elle a fait ressortir que « le Parti Travailliste a toujours reconnu l’émancipation des femmes ». « Nul n’a le droit de faire des discriminations. La Constitution est claire là-dessus. C’est une insulte aux droits constitutionnels et aux droits des femmes. Nous avons affaire à un gouvernement misogyne. Soodhun a encore récidivé », a dit l’intervenante. Lors de la campagne électorale de 2014, souligne Stéphanie Anquetil, les politiciens au pouvoir disaient que la gent féminine auraient une place très importante, « ek apre sa tret fam kouma payason ». « On doit cesser d’élire des gens grossiers qui n’ont pas leur place à l’Assemblée nationale », a-t-elle conclu.