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Noces d’or : le smash gagnant de l’amour

Le 10 septembre 1972, le badiste Madhavan Yagambrun et Sarojini Chinien se marient. Cinquante ans, deux enfants et trois petits-enfants plus tard, mari et femme sont toujours aussi soudés. Rencontre avec un couple presque parfait.

Lui a 78 ans, elle 70 ans. Ils ont connu des hauts et des bas, comme dans tout couple, mais ils cheminent côte à côte depuis maintenant 50 ans. Madhavan et Sarojini Chinien-Yagambrun sont un couple presque parfait, au nom de l’amour et du badminton.

Ces habitants de Ste-Croix racontent qu’ils se sont connus à la bibliothèque du conseil municipal de Port-Louis. Madhavan Yagambrun, vice-président de la Fédération de badminton de l’île Maurice, y a travaillé pendant 40 ans. Tandis que son épouse Sarojini y compte, elle, 38 ans de service. Le 10 septembre 1972, le couple se marie au théâtre de Port-Louis. Lui a 28 ans et elle, 19. De cette union naissent deux enfants, Pooven et Vanina. Et trois petits-enfants, Ivessen, Sendhil et Shriya.

Pour leurs noces d’or, mari et femme ont réuni la famille pour un dîner au restaurant dans le Nord de l’île, autour d’un bon « curry » purement tamoul, le « vindou ». Enfants, petits-enfants, frères et sœurs, tous ont répondu présent. Auparavant, ils se sont rendus en famille au kovil de Kaylasson pour un moment de prières et pour le renouvellement de leurs voeux.

Sarojini Chinien-Yagambrun explique que leurs noces d’or sont une opportunité de regarder le long chemin parcouru ensemble et de se féliciter d’avoir su préserver cette union. « Certes, il y a eu des hauts et des bas mais notre couple est resté solide et a conservé cette flamme et ce dévouement l’un envers l’autre », se réjouit la septuagénaire. 

D’ailleurs, c’est avec une grande fierté qu’ils racontent leur parcours à leurs petits-enfants, ces adolescents qui ont du mal à comprendre. Car à cette époque, il n’y avait pas de téléphone cellulaire, pas d’Internet. « La communication passait à travers des lettres et les couples s’exprimaient à l’époque avec du ‘commitment’ », fait ressortir Sarojini Chinien-Yagambrun.

Madhavan Yagambrun est connu dans le monde sportif, ayant défendu les couleurs du pays. Le petit volant et lui ne font qu’un. Président de Voix of Germany Badminton Club de 1970 à ce jour, il a joué auprès de ses coéquipiers James Lam Moon Lin, Katie Foo Kune et Jacques Foo Kune, entre autres. Des joueurs qui ont marqué le badminton mauricien dans les années ‘70 à ‘80. 

Le septuagénaire entraîne les juniors, de 16 à 18 heures, au stade France Martin, aux Salines, et les seniors de 18 à 20 heures, de lundi à samedi, depuis maintenant 35 ans. « Le badminton est ma passion, j’ai toujours joué et je joue encore malgré mon âge. Puis, je forme les jeunes et les moins 
jeunes », dit-il.

Il est respecté et admiré par les badistes de Port-Louis qui ont joué au niveau national et fait briller le badminton mauricien sur le plan international. À l’instar de sa fille Vanina, Kiran Baboolall et Niresh Ramtohul pour ne citer que ceux-là. 

Le badminton est le parcours de toute une vie pour Madhavan Yagambrun. Cela a été possible, souligne-t-il, grâce à sa détermination à servir son sport de prédilection. Et, surtout, le soutien inconditionnel de son épouse Sarojini, contre vents et marées. 

 

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