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Nikhilesh Bappoo : le fabuleux parcours d’un jeune scientifique mauricien en Australie 

Nikhilesh entouré de sa sœur Divya, son père Vinesh (à gauche), sa partenaire Jess et sa mère Hemlata.

« J’irai au bout de mes rêves », chantait si bien Jean Jacques Goldman. C’est le défi que notre compatriote Nikhilesh Bappoo est prêt à relever. Le jeune homme fait la fierté de Maurice au pays des kangourous.

Il a 24 ans. Depuis sa tendre enfance, Nikhilesh Bappoo, originaire de Quatre-Bornes, a toujours montré de l’intérêt pour ses études avec… un goût particulier pour les matières scientifiques, qu’il a découvertes à la State Secondary School de Phœnix, où il a étudié jusqu’à  la Form 5. Il avait six unités aux examens du School Certificate. 

Nikhilesh au Harry Perkins Institute of Medical Research.
Nikhilesh au Harry Perkins Institute of Medical Research.

« Depuis tout jeune, je voue une passion sans bornes à la médecine et l’ingénierie », raconte Nikhilesh, qui croque la vie à pleines dents. Deux passions qu’il partage avec ses parents Vinesh et Hemlata, qui étaient ingénieur et pharmacienne de profession.

Ce mordu du ballon rond voit sa vie tourner à 360 degrés en 2011 quand son père décide de mettre le cap sur Perth, en Australie, dans l’intérêt de ses enfants, à savoir Nikhilesh et la sœur de celui-ci, Divya.  
Une décision difficile, car Vinesh, le père de famille, a dû  démissionner de son poste et mettre sa carrière en parenthèse. Idem pour Hemlata, son épouse, qui a dû vendre sa pharmacie pour tout recommencer à zéro. 

Tristes de quitter amis et proches

« Nous étions tristes de quitter nos amis d’école et notre famille à Maurice. C’est avec un cœur lourd que nous avons donné nos deux chiens. Heureusement que maintenant, nous recevons souvent de la visite ici », confie Nikhilesh.

La décision de quitter Maurice, les parents du jeune homme ne la regrettent guère. Cela s’'est s’avéré payant. 

« Le fait de compléter ses études en Australie, avant de débuter le tertiaire, a été un atout de taille », explique Nikhilesh.

Même dans un nouvel environnement, sa motivation de réussir n’a jamais été ébranlée.  Il terminera ses deux dernières années du secondaire au Churchlands Senior High School, avec une moyenne de 99,85 %, une performance qui l’a classé parmi les meilleurs étudiants de l’Australie. Avec de tels résultats, c’est sans difficulté qu’il s'est vu offrir le Bachelor of Philosophy (BPhil) de l’UWA (University of Western Australia), le cours de premier cycle de haut niveau sur le campus. 

Nikhilesh et Jess au Tulip Festival.
Nikhilesh et Jess au Tulip Festival.

Au cours de son passage à l’université, Nikhilesh a reçu diverses bourses pour ses études, notamment une bourse de démarrage, une bourse d’excellence en ingénierie et une bourse d’études à l’étranger pour effectuer un programme d’échange à la Nanyang Technological University (NTU) de Singapour.

2016. Il obtient sa licence avec spécialisation en sciences de l’ingénierie et en pathologie avec mention Très bien. Peu de temps après, ne voulant pas s’arrêter là, il fera une maîtrise en ingénierie professionnelle en génie mécanique dans le même établissement tertiaire.

Les fruits d‘un dur labeur

Nikhilesh terminera son projet de recherche avec spécialisation sur la circulation sanguine fœtale-placentaire. Ses recherches sont publiées dans un prestigieux journal scientifique. Encore une fois, son dur labeur portera ses fruits, car ses recherches sont citées par d’autres scientifiques.

L’année suivante, soit en 2017, Nikhilesh remporte le prestigieux International Mimics Innovation Award et, en 2018, il est classé 2e au Best Student Paper Award du World Congress of Biomechanics. 
Même les médias australiens se sont intéressés à lui en le qualifiant de jeune  chercheur médical prometteur.

Durant ses études, Nikhilesh a aussi fait du bénévolat. Il a agi comme volontaire auprès de Teach Learn Grow, une organisation à but non lucratif qui vise à réduire l’écart en matière d’éducation pour les enfants défavorisés et autochtones (aborigènes) des zones rurales. 

Derrière cette quête en faveur de rendre l’éducation accessible à tous, il y a les deux grand-mères de Nikhilesh, Ontee et Roopwatee. 

Le jeune homme est d'avis que chaque enfant doit avoir les mêmes chances en matière d’éducation, quelle que soit son origine. Il encourage tout un chacun à faire plus de bénévolat.

Pour Nikhilesh, « tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes ». Un parcours à faire envier plus d’un. Derrière sa réussite, il y a sa famille, qui l’a  toujours soutenu et sa tendre moitié, Jess.

Actuellement, Nikhilesh prépare son doctorat au Vascular Engineering Laboratory du Harry Perkins Institute of Medical Research sur la circulation sanguine fœtale-placentaire. Il espère, à travers ses études, diminuer les grossesses compliquées et mettre en place des stratégies d’intervention précoce. 

À travers son vécu, il souhaite encourager les jeunes à emboîter ses pas. Et de poursuivre leurs rêves.

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