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Newsletter du DPP : l’universalité des droits de l’homme abordée

Pour célébrer le 70ème anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme, une conférence a été organisée par le bureau du Directeur des Poursuites Publiques (DPP). Causerie qui a vu la participation de plusieurs orateurs. Le bureau du DPP en fait état dans son bulletin de décembre 2018.  

La Journée des droits de l’homme est célébrée chaque année le 10 décembre. En 2018, cet événement était marqué par la célébration du 70ème anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Document qui avait été adopté par l’Assemblée générale des Nations Unies le 10 décembre 1948 à Paris.

À Maurice, le bureau du Directeur des poursuites publiques (DPP) a tenu à apporter sa participation dans le sillage de cet anniversaire. Dans son newsletter du mois de décembre 2018, il fait état d’une causerie organisée avec la participation de plusieurs orateurs, notamment le DPP, Satyajit Boolell, le président de la National Human Rights Commission, Dhiraj Seetulsingh, ainsi que l’avocat de l’association non-gouvernementale DIS-MOI (Droits Humains océan Indien), Erickson Mooneapillay. L’occasion pour les trois intervenants de se pencher sur plusieurs aspects des droits humains.

Me Satyajit Boolell, Senior Counsel, a donné une brève mise à jour de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Ce document, dit-il, a été adopté après la crise financière des années 1930 et la Seconde Guerre mondiale. L’objectif commun des Nations unies était de mettre l’accent sur la dignité et les droits des personnes.

Pour sa part, Dhiraj Seetulsingh s’est longuement attardé sur l’universalité, l’inaliénabilité et l’indivisibilité des droits de l’homme. Il s’est demandé si l’universalité des droits de l’homme était vraiment applicable partout. Car certaines cultures, dit-il, ne partagent pas les mêmes valeurs. Malgré le fait d’être en faveur du fait de revisiter la déclaration universelle des droits de l’homme, le président de la Commission des Droits de l’homme à Maurice estime que ce document demeure un instrument pérenne qui est à la base des droits de l’homme.

Ennemis de la démocratie

Me Erickson Mooneapillay a, quant à lui, affirmé que les valeurs démocratiques et la liberté sont en jeu. L’homme de loi est d’avis que l’éducation aux droits de l’homme est plus que jamais essentielle. Il a fait état des ennemis de la démocratie dont l’un d’eux est le sentiment éphémère de sécurité. Face aux maux sociaux, les principes fondamentaux des droits de l’homme sont sacrifiés, ainsi que la liberté d’expression qui est sacrifiée face à la cybercriminalité.

L’avocat a réitéré le fait que les droits de l’homme ne peuvent pas être pris pour acquis et doivent être soutenus, encore et encore, par chaque génération. Selon Me Erickson Mooneapillay, la Déclaration universelle des droits de l’homme nous pousse à penser à l’héritage que nous voulons laisser à la future génération. Est-ce que ce sera un monde où la haine prévaudra ou alors ce sera un monde où la liberté et la dignité humaine prendront le dessus ? « Car, nous serons jugés par la génération future », rappelle Me Erickson Mooneapillay.  

Le Newsletter du bureau du DPP comprend également des articles sur la Underground Economy Conference 2018 qui s’est tenue à Strasbourg, en France ainsi que le Justice for Fish Seminar à Vienne, en Autriche, entre autres sujets.

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