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Newsletter du DPP : le nombre de mariages des filles de moins de 18 ans interpelle 

Dans la 100e édition de sa newsletter, le bureau du Directeur des Poursuites Publiques (DPP) évoque plusieurs sujets à polémique, notamment les méfaits des feux d’artifice, le mariage des filles de moins de 18 ans, la violence domestique mais aussi le changement climatique.

C’est Artee Gunness-Angad, Legal Research Officer, au bureau du Directeur des Poursuites Publiques (DPP) qui aborde le sujet du mariage des femmes âgées de moins de 18 ans. Elle fait référence à un rapport publié par Statistics Mauritius qui révèle qu’en 2018, 572 filles d’entre 15 et 19 ans se sont mariées à Maurice, comparé à 115 garçons dans la même tranche d’âge. Ce qui démontre l’existence d’un nombre alarmant de mariages chez les moins de 18 ans à Maurice, en particulier pour les filles. 

Selon la Legal Research Officer, il est grand temps que Maurice amende ses lois pour être en conformité avec les divers accords internationaux qu’elle a signés condamnant le mariage à moins de 18 ans. 

D’autre part, Artee Gunness-Angad souligne que la définition de « child » dans la  Child Protection Act doit être modifiée. Elle ajoute que les changements dans la législation ne sont pas suffisants et qu’ils doivent être traduits dans la réalité. Elle prône des campagnes d’éducation et de sensibilisation sur l’impact négatif du mariage des jeunes avant leurs 18 ans. Les enfants victimes de cette pratique doivent connaître leurs droits et être capables de faire entendre leur voix contre de telles pratiques. Les témoins devraient également être encouragés à dénoncer des cas de mariages d’enfants.  

Méfaits des feux d’artifice 

Toujours dans cette publication, le DPP, Me Satyajit Boolell, Senior Counsel, évoque, quant à lui, les méfaits des feux d’artifice. « I would personally advocate a total ban on all types of fireworks », dit-il. Selon le DPP, on oublie très souvent le mauvais côté des feux d’artifice et des pétards, tout éblouis par leurs effets sonores et lumineux.  

Le DPP ajoute que ces feux d’artifice peuvent effrayer les enfants, les personnes âgées aussi bien que les animaux domestiques, spécialement les chiens. « As a first step, our authorities should curtail its use by providing for strict regulations », soutient le DPP dans son article. Il cite l’exemple de l’Afrique du Sud, où les feux d’artifice ne peuvent être déclenchés dans les lieux publics, ni ne peuvent être vendus par des marchands ambulants, entre autres. 

De plus, le DPP rappelle que, selon l’Environment Protection Act, le niveau du bruit doit être respecté par le voisinage. À savoir que, durant la journée, il ne doit pas dépasser 60 décibels et que de 21 heures à 7 heures du matin, il ne doit pas aller au-delà de plus de 50 décibels. Me Satyajit Boolel précise aussi que le bruit provenant des lieux de culte doit s’arrêter à 55 décibels. « Our laws and regulations are regrettably inadequate, too general and unresponsive to meet the demands of a fast evolving society. Enforcement is lacking due to a lack of resources », déplore le DPP. 

Violence domestique

C’est à la State Counsel, Bhavna Bhagwan, qu’est revenue la tâche de s’adresser aux auditeurs dans une vidéo. Elle a abordé le sujet de la violence domestique, évoquant ainsi le crime passionnel. Elle s’est concentrée sur l’approche qu’adoptent nos tribunaux en prononçant une sentence dans un cas de meurtre. La vidéo peut être visionnée à l’adresse  suivante : https://youtu.be/reWM9pDfgcw

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