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Netanyahu serait-il arrêté en Belgique ? La réponse du Premier ministre belge suscite la polémique

Le Premier ministre belge Bart De Wever a déclenché une polémique vendredi en déclarant qu'au nom de la "realpolitik" son homologue israélien Benjamin Netanyahu ne serait sans doute pas arrêté s'il faisait un passage en Belgique, malgré le mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI).

"Je ne pense pas qu'il existe un pays européen qui arrêterait Netanyahu s'il était sur son territoire. La France, par exemple, ne le ferait pas. Je ne pense pas que nous le ferions non plus", a affirmé le dirigeant conservateur flamand.

Le propos date de jeudi. Bart De Wever était interrogé par la chaîne publique flamande VRT sur l'attitude de la Hongrie de Viktor Orban, venant de dérouler le tapis rouge à Benjamin Netanyahu alors que celui-ci est visé par un mandat d'arrêt pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité dans la bande de Gaza. La Hongrie a lancé la procédure pour se retirer de la CPI.

A ce propos Bart De Wever a dit croire au multilatéralisme et en un monde basé sur des règles communes.

"C'est le monde que je préfère et s'il se désintègre je ne peux que le regretter", a-t-il assuré.

Interrogé sur le scénario d'un éventuel atterrissage d'urgence en Belgique d'un avion transportant M. Netanyahu, le Premier ministre belge a d'abord jugé cela "très improbable". Mais il a ensuite mis en avant le principe de "realpolitik" et dit douter d'une arrestation dans cette hypothèse.

"Moi je ne doute pas une seconde", lui a rétorqué vendredi sur X le président du Parti socialiste belge francophone, Paul Magnette, un des leaders de l'opposition.

"Quand un mandat d'arrêt international est lancé, quand la justice internationale s’exprime, la Belgique doit répondre présente. Sans ambiguïté", a-t-il ajouté, parlant d'"obligation légale et morale".

De son côté l'ONG de défense des droits humains CNCD 11.11.11 a jugé "inacceptables" les propos de Bart De Wever.

"En envoyant le signal que le Premier ministre israélien peut voyager en Belgique sans être inquiété, il (M. De Wever) affaiblit le droit international", qui "n'est pas un menu à la carte", a estimé l'organisation.
Disant sa "honte", le co-président du parti Ecolo Samuel Cogolati a interpellé le ministre des Affaires étrangères, le centriste francophone Maxime Prévot : "C’est ça, votre +État de droit+?".

La polémique devrait rebondir la semaine prochaine au Parlement, où une réunion en urgence de la commission des Relations extérieures a été demandée par un autre parti d'opposition.

© Agence France-Presse

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