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Navin Ramgoolam infecté à la Covid-19 : les raisons du refus d’une hospitalisation à l’ENT

Navin Ramgoolam .

Pourquoi Navin Ramgoolam a-t-il décidé de se faire soigner en Inde et non pas à Maurice ? Pourquoi a-t-il refusé d’être admis à l’hôpital ENT, Vacoas, où sont traités les cas symptomatiques de Covid-19 ? Ces questions ont été posées par le public durant la semaine écoulée.

Si des éléments du Bureau du Premier ministre et le ministère de la Santé ont proposé que le leader travailliste soit pris en charge à l’ENT dès le week-end dernier, avec la garantie qu’il aura toute l’attention nécessaire, Navin Ramgoolam avait d’abord opté pour la clinique Wellkin, Réduit. Toutefois, lorsqu’il s’est avéré que la meilleure option serait, en termes d’équipements, soit l’ENT, soit l’étranger, l’ancien chef du gouvernement a choisi la seconde possibilité.

Ici aussi, il y avait deux éventualités : La Réunion et l’Inde avec une préférence pour l’Inde au All Indian Institutes of Medical Services (AIIMS) de New Delhi. Cet hôpital public est considéré comme une référence mondiale. Numéro 1 en Asie du Sud en 2020 dans la catégorie ‘Life Sciences and Medicine’, il figure dans le top 100 des meilleurs hôpitaux au monde, selon un classement établi par Newsweek, et est classé 23e, cette année-ci, par CEO-World Magazine.

« L’option de La Réunion était envisagée au cas où il n’était vraiment pas possible d’envoyer le Dr Ramgoolam en Inde. Mais l’option préférée était l’Inde », explique une source de l’entourage proche de Navin Ramgoolam.

Manque d’équipements

Si l’ENT n’a pas été retenu, c’est parce que, selon l’équipe médicale de Navin Ramgoolam, des équipements cruciaux manquent à l’appel. « Ils ont fait venir un appareil important, un Extracorporeal Membrane Oxygenation (ECMO), mais qui dort dans un store quelque part parce qu’ils ne savent pas l’utiliser. On ne croit pas en la pleine capacité des autorités mauriciennes », affirme le député Shakeel Mohamed. Ce dernier est un de ceux qui ont traité le dossier de départ de Navin Ramgoolam.

L’appareil dont parle Shakeel Mohamed permet un « traitement de la dernière chance ». Cette machine permet un système de circulation extracorporelle afin d’oxygéner le sang dans les formes les plus sévères du syndrome de détresse respiratoire aigüe. Destiné à des patients en état critique, le traitement permet de prendre en charge cette fonction que le corps ne peut plus faire. Il consiste à enfoncer un tuyau dans la veine fémorale du patient et de faire sortir un autre tuyaux de la jugulaire. Le dispositif permet d’oxygéner le sang et élimine le CO2. Ce faisant, il peut assurer 100 % de la fonction pulmonaire en extracorporelle.
Grâce à la machine ECMO, le patient peut être maintenu en vie suffisamment longtemps pour permettre aux poumons de se cicatriser et de réparer les dommages commis par la Covid-19.

Il revient aussi qu’il y avait un manque de Remdesivir disponible à Maurice. Ce médicament aurait été mis à disposition de Navin Ramgoolam par le Haut-commissariat de l’Inde à Maurice. Le Remdesivir, administré par perfusion, est un antiviral qui fait fureur dans plusieurs pays, dont l’Inde, comme étant un des composants dans le traitement de la Covid-19. Le médicament est cependant très controversé. S’il est autorisé par l’Agence européenne des médicaments et la Food and Drug Administration des États-Unis, le Remdesivir n’est pas recommandé par l’Organisation mondiale de la Santé et l’Agence française du médicament. Il n’est donc pas utilisé à Maurice dans le traitement contre la Covid-19.

 

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