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Naufrage du Wakashio : le navire est entré dans la zone économique exclusive de Maurice le 23 juillet, selon Forbes

« How Satellites Tracked The Fateful Journey Of The Ship That Led To Mauritius’ Worst Oil Spill Disaster ». C’est le titre d’un article publié par le magazine économique américain, Forbes, dimanche 9 août, suite au naufrage du MV Wakashio, à Pointe-d’Esny le 25 juillet dernier.

L’auteur de cet article, Nishan Degnarain, fait état des avancées dans la science et des technologies pouvant être utilisées pour retracer l’itinéraire du MW Wakashio. Il souligne que grâce à sa plateforme d'analyse de données, la compagnie Windward  a pu suivre le mouvement du MV Wakashio au cours de la dernière semaine de son itinéraire, y compris les deux derniers jours critiques avant le naufrage.  

Nous apprenons ainsi que les transpondeurs du navire suivis depuis l'espace montrent que le MV Wakashio a traversé l'océan Indien et est entré dans la zone économique exclusive de Maurice deux jours avant son échouement, soit le 23 juillet juste avant 23 heures.

Des interrogations font surface, poursuit l’auteur de l’article : « Cela soulève des questions sur les raisons pour lesquelles le GPS du navire n'a pas indiqué qu'il se dirigeait vers un impact avec la terre, ou pourquoi les autorités locales ne sont pas intervenues avec un avertissement suffisant, étant donné la trajectoire claire vers l'île ».

Source: Forbes

Pas de leçons tirées du naufrage du MV Benita ?

Faisant alors référence à l’échouement du MV Benita à Le-Bouchon en 2016, Nishan Degnarain écrit ceci :

« There should have been lessons from a previous vessel grounding in 2016, where an early intervention could have avoided an accident. »

En route vers Durban en Afrique du Sud, après avoir quitté l’Inde, le cargo libérien MV Benita avait échoué sur les récifs non loin de Mahébourg dans le sud-est de l’île Maurice en juin 2016. C’est une bagarre entre des membres de l'équipage qui était à l’origine du naufrage.

Plus de 2000 navires sont passés à proximité de Maurice en juillet

L’article révèle également qu'au cours du mois de juillet, plus de 2 000 navires sont passés à proximité de la côte mauricienne. Des informations obtenues grâce à des données satellitaires.

Ainsi, la comparaison de ces voies de navigation principales, avec la trajectoire du MV Wakashio aurait révélé que le MV Wakashio était sur une trajectoire menant à une collision avec Maurice pendant plusieurs jours et que le navire était beaucoup plus au nord que les autres navires utilisant cette voie de navigation.

Source: Forbes

L’importance de la technologie

Dans cet article, l’auteur cite le CEO et et co-fondateur de la compagnie Windward, Ami Daniel, soulignant qu'« il est presque impossible pour les humains de suivre tous les mouvements dans leurs eaux nationales, l'exploitation de la technologie est essentielle à toute gestion d'une économie océanique moderne ».

Selon Ami Daniel, ces technologies sont capables d'envoyer à l'avance des « alertes » aux autorités portuaires pour toute activité suspecte, réduisant ainsi tout retard ou erreur humaine dans l'évaluation de millions de points de données.

Ce drame écologique survenu à Maurice démontre qu’il est nécessaire de prendre certaines mesures, selon cet article, notamment : une réforme dans l'enregistrement des navires, l’importance des technologies, telles que les satellites et la création d’un « Global Ocean Mission Control ».

Le fioul déversé par le vraquier Wakashio depuis jeudi s'est vite répandu dans les lagons environnants après une fissure notée dans la coque du vraquier.

Le vraquier panaméen, qui est d'environ 300 m de long sur 50 m de large appartient à la société Nagashiki Shipping Co. Ltd. Il transportait entre autres, des marchandises et 3 900 tonnes métriques d’huile lourde.
Les prochains jours seront déterminants pour le sort de nos côtes du Sud-Est et de l'Est.  

Image prise ce lundi matin, 10 août.

 

 

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