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Musée de l’esclavage : «Verite bizin konu du public», affirme Pravind Jugnauth

Le lancement de la première phase du musée intercontinental de l’esclavage s’est tenu cet après-midi, mardi 20 octobre, à Port-Louis.

Lors de son discours, le Premier ministre a souligné l’importance de l’histoire. L'occasion pour Pravind Jugnauth de souligner «que la souffrance humaine fait partie de notre histoire et que les droits humains ont été bafoués par les colons à l’époque». 

Et le Premier ministre d’affirmer que « cette souffrance infligée est inacceptable et impardonnable ». Selon lui, les cicatrices de cette période sont toujours présentes aujourd’hui.  

Pravind Jugnauth est d’avis qu’on ne pourra jamais oublier ce « crime contre l'humain » et qu’on a le devoir de reconnaître notre histoire, et le sacrifice ainsi que la contribution des esclaves qui ont construit le pays.

Le Chef du gouvernement d’affirmer que la Commission Justice et Vérité avait soumis son rapport au gouvernement d'alors qui « n'a pas fait grand-chose comparé à nous ». Et d’expliquer que son gouvernement a démarré le travail et « assume ses responsabilité ». 

Ainsi, il a lancé « bann verite fode ress ban verite…verite bizin konu du publik… » et d’ajouter « mo fier noun met sa rekomandasyon la en plas ». 

Le Premier ministre a également annoncé que le gouvernement mettra en place une Land Division à la Cour suprême, affirmant que « nous donnons les facilités nécessaires à tous ceux se sentant lésés pour qu'ils  puissent revendiquer leurs droits ». 

Un rôle régional 

Selon le Premier ministre, ce musée va retracer l'histoire de l'esclavage dans le monde entier, qui plus est, le site choisi, qui est l’hôpital militaire, est situé dans un lieu historique. 

Pravind Jugnauth a fait ressortir que « cette zone est riche en histoire » et que « pour moi, cela convient parfaitement à notre mission de rendre hommage aux esclaves ». 

Il a également indiqué que le gouvernement souhaite que ce musée joue un rôle régional. Et d'en appeler à collaborer avec les pays qui ont aussi connu la route des esclaves. 

« Cela va nous aider à atteindre notre objectif d'aider ceux qui ont besoin d'aide pour cicatriser des blessures de l'esclavage » a-t-il conclu.

 

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