Mise à jour: 24 janvier 2026 à 18:00

Muni d’un fusil à Billes, il dérobe des boissons - Pratima, la commerçante : «Li trap fusil li dir mwa si pa done kass li touy mwa»

Par Nasif Joomratty, Kevish Luximon
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Le suspect a participé à une reconstitution des faits vendredi. La commerçante est encore sous le choc.
Le suspect a participé à une reconstitution des faits vendredi. La commerçante est encore sous le choc.

Une commerçante de Triolet a vécu des minutes de terreur jeudi 22 janvier 2026, alors qu’elle se trouvait seule dans sa boutique. Un individu armé d’un fusil à bille, il l’a menacée avant de prendre la fuite avec des boissons gazeuses, sans toutefois emporter d’argent. 

Pratima, 51 ans, est toujours sous le choc. La police a procédé à l’arrestation du suspect, Lorenzo Aurélien, 22 ans, vendredi. Il fait l’objet d’une enquête pour vol par un individu masqué. Il a avoué son forfait et la police a déjà récupéré le faux l’arme factice, un pistolet à bille. 

Au  Défi Media Group, Pratima raconte que le suspect a débarqué dans son commerce jeudi soir avec un « fusil » et a réclamé de l’argent. « Mo dir li ki kass to pe roder, li reste dir donne kass », confie la quinquagénaire. L’individu s’est approché de son comptoir avant de brandir un " fusil" noir et l’aurait pointé en sa direction. « Li trap fusil li dir mwa si pa done kass li touy mwa », dit-elle. 

Sous le choc, elle lui aurait demandé combien il voulait, mais l’homme n’aurait pas répondu, avant de quitter brusquement les lieux. Toutefois, quelques secondes plus tard, il serait revenu dans la boutique et se serait emparé de deux bouteilles de Pepsi de 2 litres et de deux bouteilles de Mirinda de 2 litres, avant de repartir sans effectuer de paiement. La valeur du butin est estimée à Rs 412.

La victime a indiqué à la police que son commerce est équipé de caméras de surveillance CCTV et que les images peuvent être mises à la disposition des enquêteurs. Elle précise cependant qu’elle n’est pas en mesure d’identifier le suspect, vu que son visage était masqué au moment des faits.

La victime menacée

Vendredi, Lorenzo Aurélien a participé à une reconstitution des faits en présence des enquêteurs de la CID. Pratima déplore que, durant cet exercice, les proches du suspect s’en soient pris à elle et à sa famille. Ces derniers ont exprimé leur mécontentement après que la quinquagénaire a dénoncé le voleur à la police. « Monne bizin protez mo garson, monn fer li rest ek mwa mem pou li pa gagn narien », explique-t-elle.

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