Faits Divers

Mort d’un élément du GIPM - Son épouse : «Michael aimait son travail»

Un membre du Groupement d’interven­tion de la police mauricienne (GIPM) a été retrouvé mort dans le baraquement de l’unité d’élite, au quartier général de la Special Mobile Force (SMF), dimanche dernier.

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Ce sont ses collègues qui ont découvert le Lance Caporal Jean François Michael Lepredou (35 ans) inerte dans son lit de camp. Il comptait 15 ans de service dans la force policière. Il laisse derrière lui un fils et une fille, respectivement âgés de 8 et 5 ans, et une veuve.

« Il aimait son travail », confie son cousin Patrick. Les deux ont rejoint les forces de l’ordre le même jour. « Petits, on était ensemble. C’était un être formidable. Après nos études, nous avions postulé pour nous faire gardiens de la paix. Nous avions tous deux étaient reçus. »  

Toutefois, sportif dans l’âme, le défunt voulait s’engager dans le commando du GIPM, une unité d’élite dans la force policière qui requiert des aptitudes physique et mentale spécifiques. « Michael aimait faire du sport. Il avait pris part à plusieurs compétitions. C’était un athlète hors pair », renchérit le cousin. « Il a déjà été sacré champion de la police. »

Au cours de sa carrière, Michael Lepredou a pris part à de nombreuses opérations de sauvetage menées par le GIPM. Au fil des ans, son engagement et ses qualités lui vaudront la reconnaissance de ses supérieurs. En 2014, il a été sélectionné pour devenir Lance Caporal. « Il y avait des épreuves qu’il devait passer. Il les avait toutes réussies », explique l’assistant surintendant Pascal Pulcherie, son supérieur hiérarchique. « Il était sous le commandement d’un sergent et avait également des soldats à sa charge. C’était une personne discrète et un bon élément. »

Le soldat était aussi dévoué à sa famille. Son épouse explique qu’une fois à la maison, il se consacrait exclusivement à sa famille. Il ne parlait pas de son travail à ses proches. « Sak fwa li dir seki dan travay res dan travay ek li okup lakaz », lâche en larmes son épouse Corinne. « Li ti kontan so travay. »

Personne ne s’attendait à ce que Michael Lepredou meure de cette façon. Dimanche, il était de garde. « Je lui avais parlé. Il m’a dit qu’il avait regardé un match de foot à la télé et qu’il allait se coucher », se remémore Corinne. Le soldat ne s’est jamais réveillé. « C’est vers 7 heures que j’ai appris la nouvelle. » Constatant que Michael était toujours couché, ses collègues sont allés le chercher. Ils l’ont découvert inerte dans son lit. C’est un médecin sur place qui a confirmé le décès. L’autopsie a révélé que l’élément du GIPM est mort des suites d’une crise cardiaque. Ses funérailles ont eu lieu mardi.

 

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