Mont-Choisy : Ayush Jowata meurt noyé lors d’une sortie entre amis

Par Le Défi Plus
Publié le: 21 février 2026 à 11:16
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Ayush Jowata revenait de Grand-Bassin avant d’aller nager.
Ayush Jowata revenait de Grand-Bassin avant d’aller nager.

Anusha Fakir est une mère dévastée. Lundi, cette habitante de Fond-du-Sac se trouvait chez elle lorsqu’elle a appris que son fils unique, Prayass (Ayush) Jowata, 20 ans, s’est noyé à Mont-Choisy. Ses amis ont vainement tenté de lui venir en aide. 

Les larmes aux yeux et la voix tremblante, Anusha ne parvient pas à dissimuler sa douleur. « Enn sel zanfan mo ti ena », lâche-t-elle en sanglots. Elle s’est séparée du père de son fils il y a dix ans. « Mon fils a vécu un temps avec moi, puis chez ma mère qui s’est bien occupée de lui. En grandissant, il a souhaité aller vivre avec son père. Je ne m’y suis pas opposée », confie-t-elle. 

Ce qui la rassurait, c’est que son fils résidait également à Fond-du-Sac. « Nous nous appelions souvent pour prendre des nouvelles », raconte-t-elle. Une semaine avant le drame, il l’avait contactée. « Il m’avait dit qu’il comptait se rendre à Grand-Bassin avec ses amis. Je lui avais promis de lui acheter des vêtements pour l’occasion. »

Dimanche, à l’occasion des fêtes, tout s’était bien passé. « Lundi, il est allé à Grand-Bassin pour rompre le jeûne avec ses amis. De retour à la maison vers midi, il a informé son père qu’il allait ensuite à la plage pour se détendre avec des camarades. “Pa mo pe ale”, a-t-il lancé avant de quitter la maison. »

Noyade 

Anusha se rappelle que ce jour-là, elle n’était pas allée travailler, ne se sentant pas bien. « Enn zourne mo pann bien, mo pann al travay sa zour-la. Mo ti essay call mo garson, me mo pann gayn li », relate-t-elle. Puis, dans l’après-midi, elle a appris qu’il était mort. « On m’a annoncé que mon fils avait rencontré des difficultés en nageant et qu’il s’était noyé », confie-t-elle, la voix brisée. La nouvelle l’a profondément bouleversée. « Je me suis sentie complètement perdue », ajoute-t-elle.

Elle s’est aussitôt rendue à l’hôpital national Sir Seewoosagur Ramgoolam à Pamplemousses. « Kan monn get mo garson, mo leker inn arase », dit-elle. L’autopsie a attribué la mort du jeune homme à une asphyxie causée par la noyade.

« Mon fils était quelqu’un d’exceptionnel. Il avait beaucoup d’amis. Heureusement, ils étaient présents pour les démarches et m’ont énormément soutenue. Ils m’ont appris qu’il savait conduire, je ne le savais même pas. Il aimait rendre service et a aidé beaucoup de personnes. »

Le jeune homme nourrissait le projet de remettre à neuf la maison dans laquelle il vivait avec son père. « Il travaillait dans un car wash et faisait de petits boulots quand il le pouvait. » Le mardi 17 février, de nombreuses personnes ont rendu un dernier hommage au jeune homme. 
 

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