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Mondial 2018 - Finale : France-Croatie, un rêve étoilé

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La France rêve d'une deuxième étoile, 20 ans après 1998. Les Bleus, qu'on s'arrache dans l'Europe entière, sont favoris. Mais attention à la petite Croatie, déterminée à faire tout ce qu'elle peut pour gagner sa première Coupe du monde, dimanche à Moscou.

"Livres d'histoire"

"On s'est invité dans les pages des livres d'histoire en étant la plus petite nation à se qualifier pour une finale de Coupe du Monde, avec l'Uruguay (double champion du monde 1930 et 1950, ndlr), et si vous regardez les infrastructures de notre pays, nous sommes un miracle". Le sélectionneur croate, Zlatko Dalic, n'a pas boudé son plaisir.

Débarqué en catastrophe à la tête d'une sélection au bord de manquer le Mondial-2018, il a retourné la situation et conduit les Vatreni ("les flamboyants") un cran plus loin que son mentor Ciro Blazevic, le sélectionneur de la Croatie, 3e du Mondial 1998 en France.

A l'époque, le pays-hôte et son défenseur Lilian Thuram avait éliminé la Croatie de Davor Suker, aujourd'hui président de la Fédération de foot. "Mais je pense qu'il n'y a plus de joueur de l'époque en activité", a souri vendredi le Barcelonais Ivan Rakitic. "On a rêvé de Lilian Thuram et de ses buts pendant des années, mais maintenant nous devons mettre ça de côté".

Crises croates

La force de la Croatie? "Avec ce maillot sur le dos, tu es quelqu'un d'autre, tu te sens poussé par une unité incroyable et ce n'est pas le cas que pour le football, mais aussi en water-polo, en basket-ball ou en handball", assure Rakitic.

Le parcours inattendu d'une sélection pas épargnée les crises (un joueur a par exemple été renvoyé chez lui en début de tournoi parce qu'il n'avait pas accepté son statut de remplaçant) a mis le pays de 4,5 millions d'habitants en transe.

"Malgré la crise, les Croates ont mis de côté les problèmes et les difficultés. Que l'on gagne ou que l'on perde, il y aura un tremblement de terre en Croatie", a prévenu Dalic, qui peut aussi s'appuyer sur la qualité de ses stars du milieu de terrain, Rakitic et Luka Modric.

L'Angleterre a fait les frais de l'enthousiasme croate, qui l'a balayée en prolongation grâce au but d'un avant-centre tout sauf star, et tout sauf maladroit, Mario Mandzukic. "Peut-être pas le joueur le plus technique, mais il marque des buts importants et il est toujours là pour toi, et toujours présent dans les matches importants", a salué le Néerlandais Arjen Robben, son ex-équipier au Bayern Munich.

Beau parcours français

La France présente toutefois davantage de garanties, défensives notamment, que la jeune équipe de Gareth Southgate. Bien sûr, les Kylian Mbappé, Benjamin Pavard, Lucas Hernandez, ne sont pas beaucoup plus expérimentés que leurs homologues de Premier League. Mais ils ont réussi jusque là une belle Coupe du monde, éliminant sur le chemin l'Argentine de Lionel Messi en huitièmes de finale, l'Uruguay de Luis Suarez en quarts, et la Belgique d'Eden Hazard et Thibaut Courtois en demies.

"La France est une équipe très forte, avec des joueurs tops, on s'attend à un match très difficile", a averti le capitaine Modric. "Je pense que ce sera l'équipe la plus forte qu'on a à affronter dans ce Mondial". Et elle n'est pas arrivée jusqu'en finale pour se laisser battre, si près d'une seconde étoile qui la placerait au palmarès de la Coupe du monde à égalité avec l'Uruguay (1930, 1950) et l'Argentine (1978, 1986), et devant l'Angleterre (1966) ou l'Espagne (2010).. 

"On n'a rien fait"

"On n'est pas le favori, on n'a rien fait. On veut chercher quelque chose et on va tout faire pour", a affirmé le patron du milieu de terrain des Bleus, Paul Pogba. "Les Croates n'ont pas d'étoile, ils en veulent une. Ils ont fait un très beau parcours, ils veulent la victoire. Comme nous".

Les Bleus ont pour eux d'avoir un sélectionneur qui a déjà gagné cette Coupe du monde, Didier Deschamps. "Il est respecté par nous parce qu'il l'a gagnée, il sait le chemin par où passer", a expliqué Antoine Griezmann. "On croit en lui, on a confiance en lui, on joue pour lui."

"Moi je n'ai rien dans mon armoire à trophées. Peut-être que du coup, j'aurai une motivation plus grande...", a plaisanté Dalic. Dimanche, sur les coups de 19h00 au stade Loujniki de Moscou, l'ambiance sera sans doute un peu moins détendue...