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Monde des affaires : l’Economic Development Board lancé

Charles Cartier, Azim Currimjee et Dr Alexandra Henrion Caude. De gauche à droite

La fusion du Board of Investment, d’Enterprise Mauritius et de la Financial Services Promotion Authority est maintenant une réalité. Depuis le lundi 15 janvier, ces trois agences gouvernementales se regroupent en une institution unique, l’Economic Development Board.

« L’objectif de cette mesure politique est d’assurer une plus grande cohérence et efficacité dans la mise en œuvre des politiques et des actions, en particulier pour la promotion du commerce et de l’investissement », a indiqué le président de l’Economic Development Board (EDB), Charles Cartier, lors d’une conférence de presse tenue lundi, au siège du BoI, à Port-Louis. Il est d’avis que cette mesure aidera à dessiner la vision du développement économique à adopter pour les 30 prochaines années.

Pour rappel, la création de l’EDB a été annoncée dans le Budget 2017/18 par le Premier ministre, Pravind Jugnauth. Le Brexit, le vieillissement de la population ou encore le mismatch dans le marché du travail… Ce sont autant de défis que la nouvelle institution compte relever.

Les procédures pour le recrutement du Chief Executive Officer (CEO) est en cours. « Nous avons lancé l’appel à candidatures et, pour l’heure, je ne peux rien dire. On va annoncer le nom du CEO dès que toutes les procédures sont finalisées », indique Charles Cartier.

Au cours de cette phase de transition, Ken Poonoosamy sera l’Officer-in-Charge de l’EDB. Le chef du bureau des investissements, Arvind Radhakrishna, supervisera le bureau du commerce et des exportations, et Faraz Rojid, s’occupera, lui, du bureau de promotion des services financiers.


Les membres du Board

  • Président : Charles Cartier, Delivery Centre Director à Accenture Mauritius
  • Vice-président : Azim Currimjee, Managing Director de Food and Beverages Cluster du Groupe Currimjee et Managing Director de Quality Beverages Ltd
  • Dharam Dev Manraj, Secrétaire financier au ministère des Finances
  • Dr Alexandra Henrion Caude, directrice des recherches à l’Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale (INSERM) et présidente d’Eisenhower Fellows de France.
  • Dipak Chummun, Chief Finance Officer à IBL Ltd
  • Cedric de Spéville, CEO du groupe Eclosia
  • Shameem Fawdar, directeur scientifique à l’Axonova Ltd
  • Terence Charles Smith, CEO de Fundsmith

Charles Cartier président du Board : « Nous avons le rôle de coordinateur et non celui de régulateur »

Comment réagissez-vous aux critiques de Rama Sithanen publiées dans un quotidien le lundi 15 janvier sur la composition du Board ?
Je dois faire ressortir que le Board est inédit dans le sens que c’est pour la première fois qu’un conseil d’administration d’une entité publique mauricienne est constituée presque exclusivement de professionnels ayant chacun une expertise et une expérience internationale dans leurs domaines respectifs. Pratiquement, tous les membres du Board ont siégé sur des conseils d’importantes entreprises et administrations. J’ai du mal à comprendre l’opinion de M. Sithanen sur cette composition, car cela fait des années qu’il y a une demande pour que les Boards ne soient plus nommés sur une base partisane et politique et c’est ce qui a été justement évité avec la nomination de directeurs professionnels aguerris aux principes de bonne gouvernance.

L’autre remarque porte sur un possible conflit d’intérêts puisque l’EDB aurait à la fois un rôle de régulateur et un rôle de promoteur d’investissements. Vos commentaires ?
Je pense qu’il convient de préciser que notre rôle par rapport au licencing n’est pas de réguler, mais de coordonner et de contrôler. Nous ne faisons pas de policy making, mais plutôt du policy advocacy. Nous sommes là pour assurer la coordination et l’efficience.

L’absence du secteur touristique dans le mandat de l’EDB est aussi à déplorer. Pourquoi cet aspect n’a-t-il pas été considéré ?
Je sais que la promotion touristique devrait naturellement faire partie des fonctions de l’EDB. Mais je tiens à rappeler que l’industrie touristique mauricienne n’est pas la même chose que l’industrie touristique du Rwanda, et vu l’importance de la nôtre, il est primordial d’agir par étape.

 

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