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«Moi, Aasiyah, victime de violence conjugale»

L’œil au beurre noir, Aasiyah O. est meurtrie. Son compagnon l’a battue à un tel point qu’elle a aussi le bras fracturé. Qui plus est, cette jeune mère est enceinte de son deuxième enfant. Ce vendredi 16 avril, elle nous livre son calvaire. 

Aasiyah est aux bords des larmes. Elle espérait que son partenaire allait changer de comportement. Mais non. Il l’a violentée de plus belle, le 15 avril 2021, à leur domicile, à Pailles. Aussi, elle a porté plainte contre lui au poste de police de la localité pour violence conjugale. Il a été arrêté et est actuellement en détention provisoire.     

Mais Aasiyah a peur. Car elle sait que cet homme, avec qui elle a vécu ce calvaire, sera bientôt libéré sous caution. Elle veut être protégée. « Je vis dans la crainte. Il m’a dit qu’aussitôt sorti, il viendra se venger ». 

Aasiyah veut obtenir une « Protection order » (ordonnance de protection) et qu’on lui vienne en aide pour qu’elle puisse subvenir aux besoins de son fils. Car il lui sera très difficile de trouver un emploi en cette période de confinement. 

Dans sa plainte, Aasiyah indique que, le 15 avril 2021, son compagnon l’a agressée après qu'il a eu une orageuse dispute avec son frère. « Pou nanye li batt mwa », s'écrie-t-elle.

Le couple a commencé à vivre ensemble en avril 2020. Mais le bonheur a été de courte durée. Dès le mois suivant, Aasiyah est battue pour la première fois par son partenaire. Elle explique que ce dernier a un comportement violent et qu’il est actuellement sous méthadone.  

Le 14 octobre 2020, Aasiyah a obtenu une « Protection order » contre lui. À la même époque, elle a trouvé refuge au sein de SOS Femmes, à Coromandel. Mais, le 30 décembre 2020, elle a dû se réfugier de nouveau dans un autre centre de refuge pour femmes battues.  

C'est qu'Aasiyah aime toujours son compagnon. Enceinte de lui pour la deuxième fois, elle est retournée vivre sous le même toit. Comme elle l'a encore fait le 8 février 2021. « Mo ti ena lespwar li pou sanze », dit-elle. 

Aujourd’hui, Aasiyah est à bout de souffle. Elle vit dans la peur et veut sortir de cet enfer. Elle fait un appel aux autorités pour qu'elles lui viennent en aide. Elle est rongée  d'inquiétude. Il ne faut pas que cela perdure. 

Victime de violence domestique : ce que vous devez savoir  

En cas de violence domestique, il existe une hot-line au ministère de  l’Égalité des genres et du Bien-être de la famille : le 139. Le cas d'Aasiyah  est loin d'être isolé. Depuis janvier 2020, 3 094 cas ont été rapportés, selon les chiffres du ministère.  

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