Miss Mauritius Intercontinental 2026 - Elodie Borriglione - l’architecte d’intérieur qui dessine son destin de Miss
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À 24 ans, Élodie Borriglione décroche la couronne de Miss Mauritius Intercontinental 2026. Entre Nice et Maurice, elle s’impose comme l’ambassadrice d’une île qu’elle porte dans son ADN.
Le 24 avril dernier, sous les projecteurs du Club Med de Pointe-aux-Canonniers, le destin d’Elodie Borriglione a basculé.
Dans le cadre de la 55e édition du concours Miss Mauritius, elle a été couronnée Miss Mauritius Intercontinental, auprès de Shreeya Bokhoree, qui a été sacrée Miss World Mauritius 2026. Une victoire vécue comme un accomplissement, mais surtout comme une responsabilité. « Je suis très contente d’avoir remporté ce titre, car cela me permet de mettre en avant la culture mauricienne au niveau international », confie-t-elle.
Née d’une mère mauricienne et d’un père français, Elodie Borriglione incarne cette mixité qui fait la force de notre île. Résidant à Nice, elle a fait du « va-et-vient » entre la Côte d’Azur et les côtes mauriciennes un mode de vie. Une double culture qu’elle brandit comme un étendard.
« J’habite entre les deux pays, je jongle entre mes deux cultures. J’ai toujours été fière de mes racines mauriciennes », explique la jeune femme. Pour cette dernière, ce concours n’était pas une simple quête de couronne, mais une plateforme : « C’est la raison pour laquelle j’ai participé : faire connaître ma culture sur le plan international, mais aussi en France. Je veux porter les valeurs de mon île ailleurs, montrer cette cohésion religieuse et humaine qui nous est propre ».
Malgré l’accent niçois qui peut poindre parfois, le cœur d’Elodie bat au rythme du séga et ses papilles ne jurent que par le terroir local. « J’adore manger les dholl puri, mais aussi les boulettes, les currys et la rougaille », avoue-t-elle.
Derrière le glamour des défilés se cache une tête bien faite. Elle est titulaire d’un Master in Interior Architecture, Designer & Scenographer. Au quotidien, elle exerce le métier d’architecte d’intérieur. Pour elle, l’agencement d’une pièce n’est pas qu’une question d’esthétique, c’est une question de psychologie. « J’adore la décoration intérieure. J’aime embellir les lieux de vie pour apporter du bonheur. Le confort, le bien-être, l’agencement et les couleurs ont un réel impact sur la vie des gens », analyse-t-elle.
Cette vision, elle l’a mise au service de causes nobles : elle a personnellement contribué à l’aménagement d’un centre de soins en oncologie en France. Un projet où l’architecture devient thérapeutique. « J’avais apporté de la couleur aux lieux, car, pour moi, c’est une manière de permettre aux patients de se sentir bien malgré la maladie », dit-elle.
Le mannequinat ? C’est sa passion. Une activité qu’elle juge essentielle pour célébrer la pluralité de la beauté féminine. Mais c’est dans l’action caritative qu’Elodie trouve son véritable équilibre. Membre active de l’association Indi’Azur, elle travaille à l’émancipation des femmes dans des villages défavorisés en Inde.
« Notre mission est de former ces femmes à la création de produits parfumés, comme des savons, à partir de matières premières locales. L’objectif est qu’elles puissent les commercialiser en toute autonomie en Inde et en France », explique-t-elle.
Lors de l’épreuve « Head to Head » du concours national, elle a présenté un projet qui lui tient particulièrement à cœur : l’introduction d’espaces créatifs et artistiques dans les écoles primaires. « Il est prouvé scientifiquement que l’art apporte le bien-être. C’est un moyen d’expression vital pour les enfants. S’exprimer à travers les couleurs et les formes permet de se sentir mieux, mais aussi d’alerter les adultes si l’enfant rencontre un problème », explique Elodie Borriglione.
Sportive accomplie, Elodie fréquente régulièrement les salles de gym pour entretenir sa discipline de fer. Une rigueur qu’elle a acquise dès le plus jeune âge grâce à la pratique de plusieurs types de danses. Cette énergie, elle la dépense aussi en voyageant. « J’ai eu la chance de découvrir plusieurs pays. Chaque culture a son authenticité, sa beauté propre », confie-t-elle.
Cette 55e édition de Miss Mauritius, a vu le sacre de Shreeya Bokhoree, qui a remporté le titre Miss Mauritius World.
Âgée de 23 ans, Shreeya Bokhoree, habitante de Nouvelle-France, est diplômée en publicité, relations publiques et image de marque. Sur le plan des concours de beauté, elle a précédemment porté le titre de Miss Earth en 2024.
Actuellement Marketing Executive au sein du groupe La Chartreuse, Shreeya Bokhoree n’est pas une novice dans le monde de l’entreprise. Fille d’Asvin Bokhoree, CEO et fondateur du groupe, elle a forgé son expérience dès son plus jeune âge par des stages réguliers au sein de la compagnie familiale.
Parmi ses projets, elle entend promouvoir la durabilité et une gestion responsable de l’environnement. Le podium est complété par Divya Ramdewor et Anneclaire Fourneau, respectivement première et deuxième dauphines.