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Mise sous administration : plus de 100 ex-employés d’Evaco toujours sans salaire

Par Mukul   Doollah
Publié le: 9 July 2026 à 12:51
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Des anciens employés d’Evaco se sont rendus au ministère du Travail pour réclamer leurs salaires impayés.
Des anciens employés d’Evaco se sont rendus au ministère du Travail pour réclamer leurs salaires impayés.

Plus de cent ex-employés d’Evaco Group, privés de trois mois de salaire après leur licenciement, interpellent le ministère du Travail et dénoncent des manœuvres illégales de la direction.

Licenciés à la suite de la mise sous administration judiciaire d’Evaco Group, plus d’une centaine d’anciens employés affirment n’avoir toujours pas perçu les trois mois de salaire qui leur sont dus depuis avril. Ils réclament l’intervention du ministère du Travail et ont déposé des plaintes officielles. Une délégation de travailleurs a rencontré mercredi le ministre Reza Uteem à la Victoria House, à Port-Louis.

Pour Julie Paulin, l’une des employées licenciées, l’attente devient insoutenable. Elle estime incompréhensible que certains salariés encore en poste au sein du groupe continuent de percevoir leur rémunération, alors que les employés licenciés attendent toujours les montants qui leur sont dus. « Nou dan enn stres. Nou finn gagn nou let, nou nepli dan flou, me nou ena trwa mwa saler ki manke. Nou pe bizin zere avek sa bann det-la… Li nepli zis enn problem profesionel, li vinn enn problem personel », confie-t-elle.

Selon elle, de nombreuses familles peinent désormais à faire face à leurs dépenses quotidiennes. Entre les crédits à rembourser, les factures qui s’accumulent et l’absence de revenus, plusieurs anciens employés disent se retrouver dans une situation de grande précarité.

Au-delà des salaires impayés, le syndicat conteste également les conditions dans lesquelles les licenciements ont été effectués. Son représentant, Ashwin Gudday, affirme avoir obtenu l’assurance que le ministère suit le dossier de près. Il soutient que plusieurs branches et départements d’Evaco Group sont appelés à fermer et reproche à l’entreprise de ne pas avoir mis en place de mesures d’accompagnement pour les employés concernés.

Le syndicaliste accuse également la direction d’avoir cherché à contourner certaines dispositions du Workers’ Rights Act afin d’éviter un renvoi devant le Redundancy Board. « Seki pli grav, zot finn sey servi bann « colourable devices » pou kontourn bann dispozision Workers’ Rights Act, pou pa al divan Redundancy Board », affirme-t-il.

Contacté à l’issue de cette rencontre, le ministère du Travail n’avait pas réagi à nos sollicitations au moment de mettre sous presse. En attendant, les anciens employés disent espérer une issue rapide afin de percevoir les sommes qui leur sont dues.
 

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