Economie

MEXA : les mesures prises pour dynamiser le secteur manufacturier

Textile Une croissance de 2 à 3 % pour le secteur manufacturier à juin 2018.

Afin que Maurice puisse tirer son épingle du jeu, la Mauritius Export Association (MEXA) propose plusieurs projets phares. Gros plan !

Upskilling des employés

La MEXA est en train de faire des ‘upskilling of workers’ pour améliorer leur productivité et stimuler la croissance économique. « Comme nous n’avons pas beaucoup de ressources naturelles, il nous faut miser sur le capital humain. En ce sens, il y a eu la récente signature d’un protocole d’accord entre la MEXA et l’Université de Maurice », explique Lilowtee Rajmun, directrice de la MEXA. Le Certificate in Supervisory Textile Management a justement été conçu par la MEXA pour « upskill les employés de la société Esquel » afin d’augmenter leur productivité pour que la société soit plus compétitive et innovante.

Cibler  les marchés africains

Pour que le secteur soit plus performant face à la rude concurrence internationale désormais, les opérateurs et les autorités doivent collaborer d’une façon beaucoup plus rapprochée pour cibler les nouveaux marchés à fort potentiel. Plusieurs initiatives ont été lancées en ce sens. Il y a notamment le ‘Project Export Development’. « On veut capturer le plus gros marché africain. D’ailleurs, le textile a surtout besoin de beaucoup d’innovations et d’un ‘rethinking’. Le modèle qui nous a portés auparavant ne tient plus dans la conjoncture actuelle », ajoute Lilowtee Rajmun. Il y a également le projet de la MEXA pour la création d’un warehousing en Tanzanie.


Une remontée enregistrée

« Durant les six premiers mois de 2018, on a vu une remontée qui est encourageante. Mais au niveau de la MEXA, on ne voit pas cette remontée ‘sustainable’. On ne veut pas avoir une croissance de 2 ou 3 % pour ce secteur. Néanmoins, la contribution du secteur manufacturier au GDP du pays est en chute libre, soit dans le 16 % », précise Lilowtee Rajmun. Elle affiche son optimisme dans ce secteur. « Il y a cinq ans, c’était dans les 20 % et on veut que le secteur manufacturier en brasse 25 %, indique la directrice. Pour cela, plusieurs projets sont en cours. »