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Meurtre de Yogeshwaree Bhunjun, 37 ans : Imteaze Peeroo : «Dokter inn ed nou pou met lekor dan loto»

Par Le Défi Quotidien
Publié le: 17 mars 2026 à 13:30
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Fadhill Dulloo, Mamade Imteaze Peeroo et Khalif Ul Ahmad Raffick lors de leur comparution en cour de Pamplemousses lundi.
  • Les trois suspects maintenus en cellule policière

Trois hommes ont été arrêtés dans le cadre du meurtre de Yogeshwaree Bhunjun, 37 ans, disparue depuis le 23 février. Après leur interrogatoire à la MCIT, ils ont incriminé le compagnon de la jeune femme. Traduits devant la justice, lundi, sous une accusation provisoire de meurtre, ils ont été reconduits en cellule policière.

Mamade Imteaze Peeroo et Khalif Ul Ahmad Raffick, tous deux âgés de 46 ans, et Fadhill Dulloo, âgé de 40 ans, ont été arrêtés samedi soir dans le sillage du meurtre de Yogeshwaree Bhunjun. Cette femme de 37 ans, habitant Fond-du-Sac, avait été portée disparue depuis le lundi 23 février. Après trois semaines de recherches, la police pense qu’il s’agit d’un crime commis de sang-froid. Les limiers de la Major Crime Investigation Team (MCIT) disposent d’éléments qui incriminent le Dr Arvind Parmanand Ramchurn, le compagnon de cette mère de deux enfants.

Entendus dimanche, Mamade Imteaze Peeroo et Khalif Ul Ahmad Raffick ont cité le nom du Dr Ramchurn, affirmant même qu’il était présent au moment des faits. « Dokter inn ed nou pou met lekor dan loto », ont déclaré les deux suspects durant leur interrogatoire. Selon eux, le médecin soupçonnait sa compagne d’infidélité et lui aurait demandé de l’intimider. Mais la situation a dégénéré : Yogeshwaree, plus connue comme Deepika, aurait été injectée avec une substance mortelle. Khalif Ul Ahmad Raffick a précisé que la jeune femme était déjà décédée lorsqu’il est arrivé sur place.

Fadhill Dulloo, pharmacien et ami proche du médecin, a expliqué, en présence de son avocat Samad Golamaully, qu’il avait été informé du meurtre après coup et qu’il n’y avait pas pris part. Repéré dans sa Mercedes au domicile que le couple louait à Fond-du-Sac sur des images de vidéosurveillance, il affirme avoir attendu « dehors » pendant que les autres suspects transportaient le corps. Le cadavre aurait ensuite été transporté à Case-Noyale pour être jeté à la mer, à un endroit que les suspects fréquentaient régulièrement pour la pêche.

Les enquêteurs de la MCIT doivent désormais confronter les versions divergentes et vérifier la cohérence des déclarations avec les preuves matérielles recueillies. Mamade Imteaze Peeroo et Khalif Ul Ahmad Raffick ont détaillé l’implication présumée du Dr Arvind Parmanand Ramchurn, tandis que Fadhill Dulloo maintient n’avoir joué aucun rôle actif dans le meurtre.

Le Dr Arvind Parmanand Ramchurn n’a pas encore été entendu. Son audition est prévue en présence de son avocat, Me Rama Valayden, pour éclaircir son rôle dans cette affaire.

Lundi, les trois suspects ont comparu devant la cour de Pamplemousses, répondant à une charge provisoire de meurtre. Les limiers ont objecté à leur remise en liberté sous caution, et ils demeurent en cellule policière en attendant la suite de l’instruction.

« Mo priye Bondie kan mo pou retrouv mo tifi divan mwa »

Depuis le 11 janvier, il n’a plus revu sa fille. Surya Prakash Bhunjun ne s’attendait pas à cette disparition tragique. Voilà une semaine qu’il a appris que sa fille était portée manquante et que son compagnon, le Dr Arvin Parmanand Ramchurn, est suspecté d’être derrière toute cette affaire. Après les récents développements au niveau de l’enquête policière, cet habitant de Lallmatie et ses sœurs sont anéantis.

« (…) Kan telefonn sone mo gagn frison. Ki repons pou gagne, CID, MCIT, pa kone mem ki repons pou gagne », lâche le papa, qui a une santé fragile. Sa fille parlait peu de sa vie privée et des soucis qu’elle rencontrait avec l’homme qui partageait sa vie.

En juillet et août 2025, ils avaient appris qu’elle s’était rendue dans un abri pour femmes. « An Zilie ek Out li ti pran so de zanfan li ti al dan enn shelter. Li ti dir li pe gagn problem ek gagn bate ek so misie. Koumansman nou pa ti kone mem sa bann problem-la. » Puis, elle était venue habiter plusieurs mois au domicile familial. « Li’nn res trwa mwa lakaz apre li’nn reale », dit son père.

Il se rappelle avoir vu sa fille pour la dernière fois le 11 janvier 2026. « Mari, fam ek zanfan tou ti vinn lakaz », explique Surya Prakash Bhunjun. À ce moment-là, les proches étaient loin de se douter du drame qui guettait la mère de famille. « Li bien difisil… Mo mem mo pa kone ki pou fer. Nou mem nou pe gete lor Facebook, media. Mo priye Bondie kan mo pou retrouv mo tifi divan mwa. Bann CID, MCIT pe fer boukou demars… Mo malad, pa fasil pou mo deplase pou al kot dokter. Li bien difisil… Enn sel zanfan mo ena », indique le papa.

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