Meurtre de Sreematee Bunghoo - Jessen Vayty : «Mo ti alle pour cokin bijou, madam la ine trouve moi»
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La mort de Sreematee Bunghoo, 78 ans, tuée à son domicile à Quinze-Cantons, révèle un drame d’une rare violence. Soupçonné de s’être introduit chez elle pour voler ses bijoux, Jessen Vayty, un homme qu’elle connaissait est passé aux aveux.
Habitué à intervenir pour de menus travaux au domicile de Sreematee Bunghoo, Davissen Vayty, alias Jessen, se serait laissé tenter par ses bijoux. C’est cette convoitise qui l’aurait incité à s’introduire dans la maison de la septuagénaire qui vivait seule à Quinze-Cantons, Vacoas.
Une fois à l’intérieur de la maison, convaincu que la septuagénaire était en prière, Jessen Vayty s’est emparé de plusieurs bijoux, dont des bracelets. Son plan a toutefois échoué lorsque la victime l’a surpris en flagrant délit. Quand elle l’a reconnu, il est devenu violent et l’a rouée de coups de poing, la blessant grièvement à la bouche. Il a ensuite pris la fuite avec les bijoux. Sreematee Bunghoo a succombé à ses blessures sur place.
Entre-temps, ses proches se sont inquiétés, car en cette fin d’année, la septuagénaire ne donnait plus signe de vie et ne répondait plus à leurs appels téléphoniques. C’est alors qu’ils se sont rendus sur place pour s’enquérir de la situation où ils ont découvert son cadavre dans la soirée du lundi 29 au mardi 30 décembre dernier.
Les limiers de la Major Crime Investigation Team se sont saisi de ce dossier et une enquête a été ouverte dans la région de Quinze-Cantons. Grâce à un travail de terrain, l’escouade du surintendant de police Veekash Seebaruth et de la Woman Chief Inspector Nauthoo est remontée jusqu’à Jessen Vayty.
Confronté aux preuves dont dispose la MCIT, le suspect est passé aux aveux dans ce cas de vol suivi de meurtre : « Mo ti alle pour cokin bijou, madam la ine trouve moi ». Jeudi dernier, il a participé à un exercice de reconstitution des faits. La police poursuit son enquête en vue de retracer les bijoux volés.
Sreematee Bunghoo demeurait seule dans sa maison depuis plus d’une vingtaine d’années, mais recevait de temps en temps la visite de ses proches. Elle bénéficiait du soutien de ses voisins pour ses divers besoins, notamment pour ses achats quotidiens de pain, une tâche assurée par Zakir.
Ce voisin de la victime explique que cette dernière avait pour habitude de les informer de ses déplacements : « Sak fwa li abitier dir nou kan li pe sorti li ale parla ». Cependant, le jour précédant le drame, il avait été intrigué que le sac de pain qu’il avait accroché à la porte de la défunte était demeuré intact.