Meurtre de Rebecca Larétif dans une maison de retraite : la famille de la victime dénonce le silence du centre
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Le Défi Plus
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La mort de Rebecca Larétif, 33 ans, dans une maison de retraite à Forest Side, suscite indignation et incompréhension au sein de sa famille. Tandis qu’une pensionnaire est poursuivie pour meurtre, les proches dénoncent le silence et l’attitude du centre.
Les circonstances entourant la mort de Rebecca Larétif, 33 ans, dans la maison de retraite Mon Destin, à Forest Side, font l’objet d’une enquête policière. Aux petites heures du mardi 10 mars, cette pensionnaire a été tuée lors d’une violente altercation avec une autre résidente, Marie Isabelle Mégane Ang-Ho, âgée de 22 ans.
Arrêtée, la suspecte a avoué les faits lors de son interrogatoire par la Criminal Investigation Division (CID) de Curepipe. Elle a été provisoirement inculpée de meurtre devant le tribunal de Curepipe, avant d’être placée en observation à l’hôpital psychiatrique Brown-Séquard. Un rapport médical sur son état psychologique est attendu.
L’agression se serait produite vers 3 heures mardi matin. Rebecca a été retrouvée gisant au sol, avec des blessures au dos et des traces de sang sur les mains. Sur les lieux, les enquêteurs ont découvert un câble électrique, soupçonné d’avoir servi à l’étrangler. L’autopsie pratiquée par les Dr Sudesh Kumar Gungadin et Prem Chamane a attribué le décès à une strangulation.
Chez les Larétif, c’est l’indignation totale. Frederick et son épouse racontent avoir eu vent du drame impliquant Rebecca au Mon Destin Nursing Home. Immédiatement, ils ont appelé la police, qui a confirmé le drame. « Lapolis dir nou sant inn fer krwar ki Rebecca pena fami », s’indigne Frederick.
Au Défi Plus, jeudi soir, les proches de la défunte déploraient que, depuis le drame, aucun membre du centre ne se soit présenté, ni même aux funérailles. « Ban reprezantan so ansien sant inn vinn lanterman, isi zero ». Pour les Larétif, qui se disent déterminés à poursuivre l’affaire afin de faire la lumière sur les circonstances de la mort de Rebecca, il s’agit d’un manque de respect. « Ni enn call telefonn pou sinpatize, me zot telefone pou maltret nou akoz nounn koz lors Défi Media », s’indigne la belle-sœur de la victime.
Frederick affirme qu’un préposé du centre lui a demandé de « présenter des excuses au centre en public ». Le frère, qui se dit outré, est revenu sur les circonstances dans lesquelles il a appris la terrible nouvelle. « Se enn dimounn etranze kinn informe mwa dese mo ser dan sant, lerla mo al laba pou gete », dit-il.
Une fois sur place, Frederick affirme avoir été contraint de patienter à l’extérieur avant qu’on ne lui ouvre le portail. Une fois à l’intérieur, un « préposé » ne l’a pas autorisé à voir le lieu où Rebecca est décédée. « Sete enn minimum, mo pan kapav insiste dan sa moman-la », relate Frederick.
Sollicité par Le Défi Media Group, le propriétaire et gérant de la maison de retraite affirme n’avoir rien à se reprocher. Il précise laisser le soin à la police de mener l’enquête afin de faire la lumière sur les circonstances exactes du drame.
Par ailleurs, le directeur du centre est en liberté conditionnelle après une arrestation par le Central Criminal Investigation Department (CCID), tout récemment. Il avait fait l’objet d’une enquête après des informations portant sur une exploitation de travailleurs étrangers. Selon l’enquête policière, ce délit avait été établi par le CCID. Un agent recruteur avait aussi été arrêté.
Après sa remise en liberté conditionnelle, un Stay of Execution avait été obtenu en cour et le suspect avait passé six jours additionnels en détention. Il avait fourni deux cautions de Rs 250 000 chacune et signé une reconnaissance de dette de Rs 5 millions.