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Meurtre de Rambawtee Affigadee : Randhir Etoar condamné à 28 ans de prison

Par Kursley Thanay
Publié le: 19 June 2026 à 09:34
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Randhir

Reconnu coupable d’homicide involontaire (manslaughter), Randhir Etoar, 51 ans, a été condamné le jeudi 18 juin, par la Cour d’assises, à vingt-huit ans de servitude pénale. La juge Prameeta GoordyalChittoo a souligné la nécessité d’envoyer un signal fort eu égard au nombre alarmant de cas de féminicide.

Les faits remontent au 4 avril 2023. Randhir Etoar vivait en concubinage avec Rambawtee Affigadee, également connue sous le prénom d’Anita, âgée de 56 ans, à Bel-Air/Rivière-Sèche. Selon les éléments retenus par la Cour, une première dispute avait éclaté la veille du drame, lorsque Randhir Etoar n’avait pas rapporté les fruits que sa compagne lui avait demandés. Le lendemain, après avoir consommé de l’alcool, il est rentré une nouvelle fois les mains vides, ce qui a déclenché une nouvelle altercation.

Dans ses déclarations à la police, Randhir Etoar a affirmé que Rambawtee Affigadee s’était approchée de lui avec un couteau. Il a expliqué qu’une lutte avait suivi, au cours de laquelle il aurait réussi à lui arracher l’arme avant de la poignarder à deux reprises près du cœur. Il a admis avoir prononcé les mots « Mo pou fini twa zordi », reconnaissant qu’il était « extrêmement en colère » et qu’il voulait la tuer. Le rapport médicolégal attribue le décès de Rambawtee Affigadee à une blessure par arme blanche ayant atteint le cœur.

Dans son arrêt, la juge Prameeta Goordyal-Chittoo a retenu comme circonstance aggravante le fait que Randhir Etoar ait quitté les lieux après le drame, laissant la victime sans assistance. Le corps de Rambawtee Affigadee n’a été découvert que trois jours plus tard. Elle a aussi déclaré que le meurtre de femmes par leurs partenaires intimes constitue « l’une des formes les plus extrêmes de violence fondée sur le genre ».

La juge Prameeta Goordyal-Chittoo a également relevé « une augmentation alarmante » des cas de féminicide à Maurice et estimé nécessaire d’envoyer « un signal fort » pour dissuader de tels crimes. Dans cette affaire, Randhir Etoar a plaidé coupable et était représenté par Me Yudish Lutchmenarraidoo, tandis que la poursuite était assurée par Me Damodarsingh Bissessur, Senior State Counsel.
 

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