Meurtre de Jonathan Koo Yan Too - son portefeuille financier à la loupe : la police sans le moindre indice pour trouver le meurtrier
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La Major Crime Investigation Team n’a pas le moindre indice pouvant la mener aux auteurs du meurtre de Jonathan Koo Yan Too, 40 ans, perpétré dans la chasse Au Villars, à Midlands.
Le meurtre de Jonathan Koo Yan Too dans le terrain de chasse qu’il gérait semble avoir été planifié méticuleusement. La thèse d’un crime parfait se dessine, la hiérarchie des Casernes centrales peinant à retrouver le meurtrier et à déterminer le mobile de ce crime.
Le meurtre a été commis le 9 juin sur le terrain de chasse Au Villars, à Midlands. N’écartant aucune piste, la MCIT passe à la loupe les activités financières du défunt, qui gérait ce terrain de chasse, une activité de loisir avec ses amis et partenaires. Avec l’ouverture de la saison de chasse, ils avaient aussi prévu la vente des cerfs aux bouchers.
Outre la gestion de ce terrain de chasse et d’un club de fitness, les Casernes centrales veulent connaître les autres activités professionnelles dans lesquelles le défunt était engagé. Ses sources de revenus financiers seront passées à la loupe, la MCIT ayant déjà sollicité un ordre de la Cour pour réclamer un « Money Trail » sur les finances de Jonathan Koo Yan Too.
Pour mieux comprendre son portefeuille financier et ses biens, la police a fait appel à la Financial Intelligence Unit. Les projets d’investissement de la victime sont aussi à la loupe aux Casernes centrales. À ce stade, nul ne peut éclairer les enquêteurs sur les mobiles et les raisons derrière ce crime commis de sang-froid.
Face à cet imbroglio de taille, les Casernes centrales sont contraintes de lancer un appel à témoins. Ainsi, un pactole d’un demi-million de roupies est promis à la personne qui donnera des informations pouvant aider la police à remonter vers le meurtrier de Jonathan Koo Yan Too.
Trois jours après cette prime promise, les Casernes centrales ont recensé peu d’appels pouvant orienter leur enquête vers une bonne piste.
Les amis du défunt ont, depuis la mi-juin, lancé une pétition en ligne intitulée Find the murderer(s) of Jonathan Koo Yam Too « En faisant preuve de solidarité, nous pouvons amplifier l’appel à la justice et veiller à ce que le meurtrier de Jonathan Koo Yam Too soit trouvé et réponde de ses actes. Signez cette pétition pour réclamer justice pour Jonathan. »
Sur le terrain, malgré le déploiement de Scotland Yard et un constat des lieux par l’ex-assistant-surintendant de police Daniel Monvoisin, nommé conseiller sur des « High Profile Cases », du commissaire de police Rampersad Sooroojebally, du patron du Central Criminal Investigation Department, de l’ACP Rajcoomar Seebah, ainsi que les policiers engagés dans cette enquête, celle-ci n’avance pas.
Jusqu’à présent, l’absence d’indices peine à donner une direction à cette enquête. L’analyse de la vidéosurveillance de ce terrain de chasse n’a rien donné, car le lieu où le meurtre a été commis n’est couvert par aucune caméra. Une autre énigme consiste à déterminer quel calibre a été utilisé, car sur ce terrain de chasse, aucune balle n’a été découverte. Les descentes effectuées par la police criminelle, le SOCO, les Forensic Scientific Officers et les battues effectuées par la Special Mobile Force n’ont pas permis de trouver des indices pouvant conduire les enquêteurs au meurtrier.
Même l’analyse au Blue Star, effectuée sur des traces de sang plusieurs jours après le drame, n’a pas aidé la police dans son enquête. Ainsi, les limiers se fient aux résultats d’ADN afin de remonter au meurtrier. Du sang a été prélevé sur le lieu du crime. Des échantillons de sang de l’entourage du défunt, de ses amis de chasse ainsi que des personnes qui étaient présentes au moment de la découverte de la dépouille ont été prélevés. La thèse du braconnage est écartée.
Le jour du meurtre, Jonathan Koo Yam Too s’était rendu sur ce terrain de chasse dans l’après-midi pour alimenter les cerfs. Mais il n’est pas retourné.
En début de soirée, comme il mettait du temps à regagner sa demeure et ne donnait aucun signe de vie, son épouse a alerté ses amis de chasse. Ces derniers se sont rendus dans la chasse où sa dépouille a été trouvée.
Jonathan Koo Yam Too gisait au sol, abattu d’une balle en pleine poitrine, tout près de son Land Rover Defender, dont les quatre portes étaient ouvertes. Le médecin légiste a attribué sa mort à une blessure par arme à feu au thorax. Dans son véhicule, sur un siège, se trouvait son fusil de chasse contenant une cartouche vide.