Meurtre de Jean Jayce Donovan Clovis en 2022 : William Sanassee écope de la prison à vie
Par
Kursley Thanay
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Kursley Thanay
Johny Michel William Sanassee, 27 ans, a été condamné à la prison à vie en Cour d’Assises, le mercredi 8 avril 2026. Il a été reconnu coupable du meurtre avec préméditation de son ami, Jean Jayce Donovan Clovis, 28 ans. « La manière dont le meurtre a été commis atteste d’une froide préméditation, de brutalité et d’un mépris total pour la vie humaine », a déclaré le juge Medhi Manrakhan.
Le meurtre remonterait au 22 février 2022, à l’avenue Carangue, Morcellement Ramdhony, Pointe-aux-Biches. Johny Michel William Sanassee, demeurant à Pointe-aux-Biches, avait plaidé coupable le 4 novembre 2025 lors de son procès.
Dans son jugement, le juge Medhi Manrakhan a décrit l’affaire comme étant d’une nature troublante. Selon la version initiale de l’accusé, le drame serait survenu après qu’il aurait surpris la victime dans une situation qu’il jugeait inappropriée impliquant un mineur. Il avait alors emprunté une planche de surf à la victime, note la cour, cette affirmation étant toutefois jugée sans fondement.
Poursuivant son récit, Johny Michel William Sanassee avait déclaré qu’ils étaient ensuite partis surfer, mais avaient dû rentrer rapidement en raison d’une mer houleuse. De retour à sa résidence, alors que son ami se trouvait à table, il s’était approché de lui par derrière et lui avait tranché la gorge avec un couteau, avant de le poignarder à la tête à plusieurs reprises.
Il avait ensuite enveloppé le corps dans un drap et jeté le cadavre par-dessus un mur, avant d’enterrer le corps et ses vêtements. Un mois plus tard, l’accusé est revenu sur les lieux, a exhumé le corps et mutilé les restes, notamment en fracassant le crâne et en consommant une partie des restes humains. Ces éléments ont été considérés comme des facteurs aggravants majeurs par le juge Manrakhan.
Pour rappel, Jean Jayce Donovan Clovis avait été porté disparu le 22 février 2022. Plus d’un an plus tard, en novembre 2023, deux connaissances de l’accusé se sont présentées à la police, affirmant que celui-ci leur avait avoué le crime. Des analyses ADN ont permis de confirmer l’identité des restes retrouvés. Le juge a relevé que l’accusé n’a pleinement reconnu les faits qu’après confrontation avec ces preuves scientifiques.