Faits Divers

Meurtre de Janeeta Ramchurn en 2013 : Kunal Prayagsing fixé sur son sort le 13 mars 2019

Booshan Prayagsing Le jeune homme est accusé d’avoir tué sa petite amie, le 6 mars 2013 à Citadelle.

Jugement sera prononcé, le mercredi 13 mars 2019, dans le procès intenté à Booshan Prayagsing pour le meurtre de Janeeta Ramchurn. Le drame s’était joué sur les flancs de La Citadelle en mars 2013. Le procès a pris fin le lundi 11 mars 2019 en cour d’assises.

Booshan Prayagsing, aussi connu comme Kunal, avait plaidé coupable du meurtre de sa petite amie Janeeta Ramchurn en cour d’assises. Ce mécanicien de 24 ans, domicilié auparavant à Phœnix, est accusé d’avoir étranglé sa petite amie, âgée alors de 18 ans, le 6 mars 2013, sur les flancs de La Citadelle à Port-Louis.

Le jeune homme est défendu par Mes Rama Valayden, Askshaye Cheenatur et Shahzaad Mungroo. La poursuite est représentée par Mes Asha Egan-Ramano, Senior Assistant Director of Public Prosecution, Bhavna Bhagwan et Dzedhaan Bhatoo. Le procès est présidé par la juge Shameem Hamuth-Laulloo.

La séance du lundi 11 mars 2019 était marquée par les plaidoiries des avocats des deux parties. Me Rama Valayden a plaidé que son client a entièrement collaboré avec les enquêteurs après son arrestation. Selon l’avocat de la défense, Kunal Prayagsing a raconté à la police avec moult détails le fil des événements. Il a également fait état que son client a exprimé des remords et dit être toujours amoureux de la victime. Me Rama Valayden a souligné qu’il y avait une histoire d’amour entre les deux protagonistes même si cela s’est terminé sordidement. L’avocat a soutenu que son client avait un casier judiciaire vierge et qu’il fait preuve de bonne conduite à la prison.

Coup calculé

Me Asha Ramano-Egan, Senior Assistant Director of Public Prosecution, a, quant à elle, fait état de la gravité du délit. Elle a affirmé que la famille de la victime souffre toujours de la mort subite et brutale de la jeune femme. L’avocate de la poursuite a mis en exergue les circonstances entourant ce crime. Elle s’est attardée sur l’attitude du jeune homme après son forfait. Me Asha Ramano-Egan a soutenu que Kunal Prayagsing avait déjà calculé son coup. Car il avait pris le téléphone portable de sa petite amie et a envoyé un message sur le sien faisant état que la victime avait été kidnappée. Il a ensuite envoyé le message à plusieurs autres personnes. Selon l’avocate de la poursuite, Kunal Prayagsing a tenté un « cover-up ».

Me Asha Ramano-Ega a ajouté que la cour doit prononcer une sentence qui enverra un signal fort pour d’autres cas similaires. Après avoir écouté les plaidoiries, la juge Shameem Hamuth-Laulloo a déclaré qu’elle prononcera la sentence le mercredi 13 mars 2019.

Kunal Prayagsing avait fait des aveux aux enquêteurs après son arrestation. Dans une déclaration consignée à la Major Crimes Investigation Team (MCIT), le jeune homme, âgé alors de 19 ans, a relaté que cela faisait huit mois qu’il avait fait la connaissance de la victime (plus connue sous le nom de Karishma), à travers les réseaux sociaux. La victime travaillait dans un magasin de la capitale et habitait Montagne-Longue. Après avoir échangé des messages, ils ont commencé à sortir ensemble. Les deux jeunes filaient le parfait amour jusqu’au mois de mars 2013, soutient Kunal Prayagsing dans sa déposition. Puis, il s’est mis à douter de la fidélité de sa petite amie. Il déclare que la jeune fille lui aurait avoué avoir rencontré un autre homme à un mariage. Celui-ci serait déjà marié et père de cinq enfants.

Le jour fatidique, le prévenu se rend tôt à la gare du Nord à Port-Louis dans l’espoir de rencontrer sa petite amie avant qu’elle n’aille travailler. Il la croise à la gare et se rendent à La Citadelle pour des explications. Sur place, une dispute éclate. Dans un accès de colère, Kunal Prayagsing dit l’avoir étranglée avant de fuir.