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Meurtre de Ganeshwaree Buleeram : condamné à vie, Mamode Umaiir Nubbeebuccus juge sa «peine excessive»

Par Le Défi Quotidien
Publié le: 4 May 2026 à 15:00
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Mamode Umaiir Nubbeebucus a plaidé coupable du meurtre de son ex-épouse devant la cour d’assises.

Le 10 décembre 2025, Mamode Umaiir Nubbeebuccus, 34 ans, a été condamné, devant la cour d’assises, à la prison à vie pour le meurtre de son ex-épouse, Ganeshwaree Buleeram, 34 ans. Il a fait appel du verdict, qu’il qualifie d’excessif et de sévère. L’appel sera entendu le 13 mai 2027 devant la Cour suprême.

Mamode Umaiir Nubbeebuccus, un habitant de Sebastopol, a interjeté appel le 22 décembre 2025.

Par le biais de son avoué, Me Hati Boo Ally Rojubally, il a soulevé sept points. Il soutient que la peine prononcée est disproportionnée et entachée d’une erreur de principe.

Selon lui, la cour d’assises a mal apprécié les éléments de preuve, en accordant une importance excessive à des faits aggravants non retenus dans l’accusation et non prouvés.

Il reproche également à la cour d’assises de ne pas lui avoir accordé la réduction de peine appropriée après qu’il a plaidé coupable et d’avoir mal appliqué les principes jurisprudentiels en la matière. 

Il affirme en outre que les circonstances atténuantes, notamment son comportement depuis le début de l’enquête jusqu’à son témoignage, n’ont pas été suffisamment prises en compte.

Un autre point qu’il a soulevé est que le temps passé en détention préventive n’aurait pas été correctement pris en compte ni déduit de sa peine.

Il estime aussi que le juge a « erred in principle by importing into the sentencing exercise concepts not recognized as distinct legal categories under Mauritian criminal law and by according such concepts determinative weight ».

Mamode Umaiir Nubbeebuccus a plaidé coupable du meurtre de son ex-épouse, commis le 8 novembre 2019, à Camp-de-Masque-Pavé. 

Il avait kidnappé, violé, sodomisé, agressé, torturé pendant six heures et poignardé sa femme.

Ganeshwaree Buleeram avait porté plainte à la police pour dénoncer les violences de son ex-époux. La dernière remonte au 5 novembre 2019, trois jours avant sa mort. La police avait mis en garde Mamode Umaiir Nubbeebuccus, lui ordonnant de cesser de la harceler et de rester à l’écart de son lieu de travail.

L’autopsie a attribué la mort de Ganeshwaree Buleeram à un « shock following a stab wound to the heart ».

Dans son verdict, le juge Mehdi Manrakhan a relevé la brutalité des actes commis par l’accusé, évoquant des violences sexuelles et des actes de torture. 

Selon lui, la voix de Ganeshwaree Buleeram doit être entendue et ses droits respectés. Il a également estimé que ce cas ne peut être considéré isolément, évoquant les cas de féminicide à Maurice.

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