Meurtre de Beedwantee Beeharry tuée par son fils : l'héritage familial à l'origine des tensions
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Kaylash Sharma Beeharry, 43 ans, répond du meurtre de sa mère, Beedwantee Beeharry, dans la nuit du 3 mars. Cet habitant de Saint-Paul est revenu sur le lieu du drame le jeudi 12 mars. Dans un premier temps, il a raconté qu’il a roué sa mère de coups le 3 mars. Lors de son interrogatoire par la Major Crime Investigation Team (MCIT), il est revenu sur cette première déclaration. Il a ajouté que sa mère a chuté et que sa tête a percuté le mur.
Kaylash Sharma Beeharry est revenu sur les raisons de ses disputes récurrentes avec sa mère. Il a ainsi fait ressortir que sa mère avait menacé de le déshériter à cause de ses agissements. « Mama inn dir li pou donn tou so bann bien mo ser », a expliqué le suspect durant son audition. Lorsqu’il buvait, la situation s’aggravait et il reprochait à sa mère cette décision.
Dans la nuit du 3 mars, une énième dispute aurait eu lieu concernant sa part de l’héritage. Il aurait alors frappé sa mère une première fois. Celle-ci est allée se réfugier chez une voisine. Mais elle est revenue par la suite. Une dispute a de nouveau éclaté. Il a réclamé de l’argent à sa mère pour acheter de la bière. Toutefois, elle a refusé d’accéder à cette demande.
« Linn tonbe ek so latet finn tap ar miray », a-t-il avancé. Il a précisé qu’il a voulu aider celle-ci. Il aurait demandé de l’aide aux voisins. Lors de la reconstitution des événements jeudi, il a indiqué où sa mère s’est effondrée dans la cour familiale et il a désigné la maison du voisin où il aurait demandé de l’aide. À la suite de cet exercice, il a été remis en détention.
Pour Rajinee, une voisine de Beedwantee Beeharry, depuis le décès de l’époux de celle-ci, qui a fait tout juste un an, Beedwantee Beeharry était encore plus maltraitée. « À la suite du décès de son mari, son fils était persuadé qu’elle avait pris tout l’argent de son père. Il lui reprochait de ne pas lui avoir donné sa part », explique-t-elle. Sa vie était devenue un véritable enfer dans cette maison. La sexagénaire cherchait à s’éloigner de cette demeure, mais trop attachée à sa famille, elle revenait toujours chez elle.