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Meurtre d’Ayaan Ramdoo : la MCIT s’intéresse à deux femmes ayant donné le dernier bain au petit

Ashar Sobratee, le beau-père petit Ayaan.

Après une semaine d’enquête et les aveux du bourreau du petit Ayaan, décédé dans la soirée du jeudi 12 novembre, la Major Crimes Investigation Team (MCIT) s’apprête à entamer un nouveau volet. Après avoir recueilli les versions des voisins du couple Ashar Sobratee et Nawsheen Beeharry, ce sera au tour de ceux impliqués dans les rites funéraires qui seront entendus.

La police a déjà procédé à l’arrestation de la mère, Nawsheen Beeharry, du beau-père Ashar Sobratee, du Dr Nesha Soobhug, pour émission d’un faux certificat de décès et du caporal Moontaj Ally Emmamboccus, pour complot.

L’enquête des hommes de l’ASP Vikash Seebaruth devrait s’orienter à deux habitantes de Midlands qui auraient offert « le dernier bain » à Ayaan après son décès. Cela avant même que l’affaire ne soit dénoncée par Noushreen, la tante de l’enfant.

Noushreen s’était rendue aux funérailles d’Ayaan à Midlands, le vendredi 13 novembre. Elle n’a pas prêté foi aux explications de sa sœur pour justifier la présence d’ecchymoses sur la tête et sur d’autres parties du corps d’Ayaan. Soupçonnant que l’enfant aurait été victime d’un acte malveillant, elle a décidé d’alerter la police de Curepipe. C’est alors que des policiers se sont présentés aux funérailles et sont repartis avec la dépouille pour une autopsie.

Dans cette optique, les téléphones cellulaires du couple seront passés au crible. Une demande pour un Judges’ Order sera présentée en Cour suprême pour permettre aux enquêteurs d’aller de l’avant avec cet exercice. Les limiers s’intéresseront aux échanges téléphoniques dans la nuit du jeudi 12 au vendredi 13 novembre durant laquelle Ayaan a été battu avant qu’il ne rende l’âme. Mais ils se pencheront sur les événements qui ont suivi, surtout la tentative de maquiller ce meurtre en mort naturelle.

Pour les enquêteurs de la MCIT, ceux et celles qui ont donné le dernier bain à l’enfant auraient dû être interpellés par ecchymoses sur le corps. 

L’enquête de la MCIT, verra ainsi l’audition de différents protagonistes qui ont eu accès à la dépouille de l’enfant. 

Le Dr Soobhug et le caporal Emmamboccus, 55 ans, affecté au Police Post de l'hôpital de Rose-Belle, ont été inculpés. La doctoresse est accusée d’avoir délivré un certificat de décès, qui attribue la mort à des causes naturelles, alors qu’il est reproché au policier d’avoir agi comme intermédiaire pour solliciter la doctoresse. Il a été établi que le Dr Soobhug a reçu une  somme de Rs 2 500 pour l’octroi de l’acte de décès.

 

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