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Meurtre dans le sud : les vêtements de Devianee Bheekun retrouvés à Chamarel

Devianee Bheekun et son époux Devianee Bheekun et son époux Preetam, lors des jours heureux.

Un développement important est intervenu dans l’enquête sur le meurtre de Devianee Bheekun dans le Sud de l’île. La police a retrouvé les vêtements qu’elle portait quand elle a été tuée. Un parapluie, une paire de lunettes de soleil, un coupe-ongles ont aussi été trouvés et envoyés au Forensic Science Laboratory (FSL) à des fins d’analyses.

Les enquêteurs de la Major Crime Investigation Team (MCIT) tentent de recueillir un maximum de preuves pour verser au dossier. Durant la semaine écoulée, Preetam Bheekun l’époux de Devianee a été appelé à confirmer si les objets trouvés appartenaient à sa défunte épouse. Il a positivement identifié les vêtements et certains objets comme lui appartenant.

Le suspect
Le suspect qui est mineur a mené la police vers les pièces à convictions.

Dans la journée du jeudi 23 janvier, l’adolescent, soupçonné d’être celui qui a balancé le cadavre de Devianee Bheekun du haut de la falaise à Rivière-des-Anguilles, a participé à un exercice de reconstitution des faits. Il est un proche du couple Vydelingum. Il a d’abord indiqué l’endroit où Devianee avait été enlevé à bord d’un véhicule, qu’Ajaghen avait loué chez un habitant de la capitale.

L’adolescent a ensuite refait le trajet entamé le vendredi 3 janvier, et a indiqué à la police des endroits pertinents. Il a conduit les enquêteurs vers la falaise où le cadavre nu de Devianee avait été jeté à la mer. Durant ce parcours, l’adolescent a indiqué aux enquêteurs des endroits où le véhicule s’était arrêté dans la journée du vendredi 3 janvier.

Il a expliqué que la bande avait pris le soin de se débarrasser des deux téléphones cellulaires appartenant à Devianee Bheekun, dans un terrain boisé. Un des deux appareils était un smartphone dernier cri. Mais jusqu’ici l’appareil n’a pu être retrouvé. Des battues, effectuées avec l’aide de plusieurs unités de la police, ont été vaines. À ce même endroit, des effets personnels appartenant à Devianee Bheekun ont été trouvés, notamment le coupe-ongles et les lunettes de la mère de famille.

Un sac partiellement brûlé a été récupéré et envoyé pour analyse au FSL. Les enquêteurs soupçonnent qu’il s’agirait des vêtements que portait la victime, peu avant sa mort. Les enquêteurs n’écartent pas la possibilité que les vêtements appartenant au meurtrier et à ses complices en fassent partie.

La MCIT veut éclaircir d’autres éléments de cette enquête. Certains détails sont maintenus confidentiels à ce stade, car il y aurait toujours quelques zones d’ombres. Même si les protagonistes ont été arrêtés et sont en détention, les limiers veulent rassembler un maximum de preuves.


Preetam Bheekun : « Si la police avait agi promptement, Devianee serait vivante »

Preetam déplore cependant le manque d’action des policiers du poste de Bel-Ombre. « Si la police avait agi à temps, Devianee n’aurait pas été tuée ». C’est ce que l’époux meurtri par la disparition de sa tendre moitié laisse entendre, trois semaines après le drame.  L’homme, qui se retrouve aujourd’hui dans le rôle d’un père célibataire pour ses deux enfants, explique qu’à plusieurs reprises, Devianee et lui s’étaient rendus au poste de police de Bel-Ombre. Ils ont réclamé de l’aide par rapport aux agissements d’Ajaghen Vydelingum envers Devianee.   Il se demande comment la police n’a jusqu’ici pas procédé à l’arrestation de la mère d’Ajaghen Vydelingum, qui avait agressé Devianee Bheekun, avec la complicité du couple Ajaghen. Cette dispute qui remonte au vendredi 8 novembre 2019 avait été signalée à la police, trois jours plus tard dans une plainte par Devianee Bheekun.  « Si la poliss Belom ti fer so travay kan ti met kays, mo fam ti pou an vi zordi ».

Pour lui, même si Ajaghen et Vilasha ont été épinglés pour le mort de sa femme, ils ne doivent pas s’en tirer pour le tort commis à Devianee durant son vivant. Il ne cache pas sa tristesse après la mort de sa tendre moitié. Il déplore la lenteur dans les procédures de la police. « Sak fwa al stasyon Belom pou demand lapoliss intervenir, bann polisie nek dir rapor inn al kot bann

sef », lâche le veuf. Selon lui, Devianee vivait dans une crainte constante, surtout lorsqu’elle sortait de la maison pour se rendre au travail.  Il pointe du doigt la police de Bel-Ombre. « Se an parti zot fot sa. Zot pann pran aksyon ». Mo espere lapoliss pa refer mem zafer ek enn lot dimoun", dit-il.

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