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Metro Express : le ballet des propriétaires terriens

Expulsion maintenue pour certains, délai accordé à d'autres. Les familles résidant sur le tracé du Metro Express ont des délais à respecter pour évacuer leurs terres. Certaines en ont vu le prolongement tandis que d’autres en sont privées. On devrait assister dans les prochains jours à un grand remue-ménage.

Moratoire accordé à certains habitants de La Butte. C’est le cas des habitants de l’ancienne résidence Central Housing Authority (CHA). Ils auraient dû évacuer leurs terres depuis hier. Or, selon une étude au cas par cas, le délai de départ a été prolongé d'une semaine par le ministère du Logement et des terres. La famille Coolen, qui aurait dû avoir quitté sa maison, au plus tard le vendredi 18 août, a maintenant jusqu'au 26 août pour le faire. Annick Coolen affirme que ce délai a été obtenu sur une base humanitaire. Son père, malade, est cloué au lit. Ainsi, d’ici samedi prochain, la famille Coolen devra avoir quitté sa maison de trois étages où elle réside depuis plus de 25 ans. En attendant, les membres de cette famille sont à la recherche d’une maison.

Un résident du State Land de La Butte pourra, lui, utiliser une partie du terrain qu'il occupe au lieu de l'évacuer complètement. Quant aux autres, pas de moratoire. Ceux qui résident sur les terres de l'État devront partir entre le 23 et le 26 août. L'un d'eux, Azam Rujubali, souligne qu'il compte négocier avec le ministère du Logement et des terres mais qu’il prévoit quand même une action légale. C'est Eddy Joson, responsable du mouvement Debout Citoyen, qui l'aide dans sa démarche.

Entre-temps, Azam Rujubali, manifeste chaque jour son mécontentement en se tenant devant sa demeure pour dénoncer ce qu'il qualifie de « mesure injuste » de la part du gouvernement. Jeudi, des inspecteurs du ministère ont apposé un avis d'expulsion sur la porte de sa maison. Il a jusqu'au 26 pour évacuer les lieux. Par la suite, sur présentation de documents justificatifs, il recevra sa compensation.

Les habitants de la rue Coriolis à Rose-Hill devront eux aussi partir le 23 août au plus tard. Shoba Teelockee, une habitante de la localité souligne que sa famille n'a pas obtenu de prolongement de délai.