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Métier : Ackill Ally Dilmohamud, 32 ans au service de la chevelure

Ackill Ally Dilmohamud Ackill devait au départ être un menuisier.

Sur la route principale du village de Mon Goût se dresse fièrement « Dragon de neige Hair Dressing  », que gère Ackill Ally Dilmohamud depuis un peu plue d'une trentaine d'années.

Deux diplômes suspendus sur le mur de son salon montrent qu'on a affaire à un professionnel. De par sa formation dans une école de coiffure de Vacoas, Ackill affirme qu'il est à l'aise dans les différentes coupes, tant  masculines que  féminines, aussi bien que les produits qu'il faut utiliser pour le shampoing, la permanente, les colorants. Il explique que ce sont les règles de base du métier.

À le voir manier si habilement les ciseaux, personne ne dirait qu'il est devenu coiffeur plus par contrainte que pour l'amour du métier. En effet, il ambitionnait de faire carrière dans la menuiserie métallique. C'est-à-dire la fabrication de portes et fenêtres en métal. Il avait 17 ans quand il a intégré un atelier comme apprenti. Toutefois, il n'a pu continuer, car les travaux de soudure affectaient ses yeux. C'est alors que son père lui conseilla de devenir coiffeur.

Ackill a d'abord fait son apprentissage dans le salon d'un certain Dawood. Mais ce dernier est décédé deux ans après. Il reconnaît qu'il a beaucoup appris du défunt Dawood mais qu'il avait encore à apprendre dans le métier.

Formation assidue

Le jeune homme s'est alors  rendu chez Saoud Coiffure à Port-Louis pour compléter sa formation. « Si, avec Dawood, j'ai appris la coupe masculine, chez Saoud Coiffure, j'ai appris à manipuler des équipements de coiffure plus modernes, la coupe féminine et comment faire un brushing, entre autres. » À son retour à Mon goût, les après-midis, il ouvrait son salon et mettait en pratique ce qu'il a appris chez Saoud Coiffure à la satisfaction de ses clients.

C'est après sa formation qu'il a ouvert son salon sur une base permanente en 1987 et, depuis, les clients ne cessent d'y affluer. Ses revenus lui ont permis de construire sa maison, de se marier et de fonder une famille.

Voulant parfaire sa connaissance, Ackill a suivi, en 2002, des cours dans une école de formation privée à Vacoas, qui était davantage axée sur la coupe féminine. Son premier cours terminé, il a suivi des cours plus poussés (Advance Level) et il est sorti avec un diplôme professionnel en 2004.

Il envisageait de faire carrière un certain temps à l'étranger, mais n'a pu le faire car il a eu à prendre soin de sa mère malade. Un rêve qui est devenu maintenant inaccessible, dit-il, car maintenant il doit se consacrer davantage à l'avenir de ses enfants.

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