Faits Divers

Mère et fille acquittées pour abus sexuels allégués : l’enquête policière mise à l'index

Cour intermediare

Le verdict a été prononcé, le vendredi 8 février 2018, en cour intermédiaire. Poursuivies pour abus sexuels sur une mineure, une mère et sa fille ont été disculpées. Cette instance judiciaire a statué que la version de la plaignante était truffée d’incohérences. Mais aussi que l’enquête policière était incomplète.

Une habitante de La Gaulette, âgée de 56 ans et sa fille de 30 ans ont été blanchies par le magistrat Raj Seebaluck, le vendredi 8 février 2019. Elles étaient poursuivies sous une accusation de « attempt upon chastity upon a child under the age of 12 » et de « causing a child to be sexually abused » respectivement. Les deux femmes avaient plaidé non coupable. Elles étaient défendues par Me Neil Pillay. La plaignante est la nièce de la quinquagénaire, donc cousine de la trentenaire. Elle était âgée de 11 ans au moment des faits allégués. Mère et fille ont, quant à elles, catégoriquement nié les accusations à leur égard.

Dans son verdict, le magistrat a fait ressortir que le témoignage de la mineure était truffé d’incohérences et qu’elle a donné plusieurs versions en cour. Des versions qui ne corroborent pas celle qu’elle a données à la police. La cour a ainsi statué qu’elle ne peut nullement se fier au témoignage de la fillette.

En sus, l’enquête policière dans cette affaire laisse à désirer, selon le magistrat. À la suite du témoignage d’un des enquêteurs dans cette affaire, il ressort que la police n’a pas enquêté sur plusieurs aspects qui auraient pu apporter plus d’éléments à cette affaire. L’enquête policière est ainsi incomplète, conclut la cour. Elle a donc disculpé mère et fille dans cette affaire de mœurs.

Blessures

Selon la version de la plaignante à la police, elle passait des vacances chez sa tante. Le 5 août 2013, jour du délit allégué, la famille célébrait l’anniversaire de son oncle (l’époux de la quinquagénaire). La mineure a affirmé à la police que la fête a pris fin aux alentours de 20h30-21 heures. Elle serait montée dans la chambre au peu plus tôt, souffrant d’un mal de tête. La fillette souligne que sa tante et sa cousine sont venues quelques instants après. Sa tante aurait placé un oreiller sur son visage pour l’empêcher de crier alors que sa cousine abusait d’elle. Elle dit avoir subi des blessures. La mineure affirme que les deux femmes auraient menacé de lui faire du mal si elle parlait de cette affaire à qui que ce soit. Elle dit avoir pris peur. Elle dit être restée chez sa tante cinq jours de plus.

Selon la plaignante, c’est sa mère qui a découvert des traces de sang sur ses sous-vêtements alors qu’elle faisait la lessive. Pressée de questions, elle lui aurait alors tout dévoilé. Et, ce n’est que 5 décembre 2013 qu’elle a rapporté le cas à la police.