Menaces sur les réseaux sociaux : la Cour suprême interdit à quatre personnes de diffamer Muzaffar Ali Lallmamode
Par
Kursley Thanay
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Kursley Thanay
La juge Sulakshna Beekarry-Sunassee, siégeant en référés devant la Cour suprême, a ordonné, le 9 mars, que quatre personnes, citées par Mohammad Muzaffar Ali Lallmamode, s’abstiennent de publier tout contenu jugé diffamatoire à son encontre sur les réseaux sociaux. Parmi ces personnes, il y a un policier. L’affaire sera de nouveau appelée le 13 mars 2026.
Cette démarche fait suite à une demande d’injonction de Mohammad Muzaffar Ali Lallmamode, un travailleur indépendant. Il estime qu’il a été menacé et intimidé dans des publications sur les réseaux sociaux. Les défendeurs cités sont Ishtifaq Caunhye, Suhayl Mamode et Yogeshwar Sing Priyam. Ils sont présentés comme des travailleurs sociaux. Le constable Baichoo est aussi cité défendeur tandis que le commissaire de police est cité comme codéfendeur.
Lors de l’audience du 9 mars 2026, Ishtifaq Caunhye, Suhayl Mamode, Yogeshwar Sing Priyam et le constable Baichoo étaient présents devant le tribunal. Ils ont indiqué qu’ils comptent retenir les services d’hommes de loi.
La juge Sulakshna Beekarry-Sunassee a prolongé l’ordre intérimaire rendu le 6 mars jusqu’au 13 mars. Cette injonction impose aux défendeurs de s’abstenir de publier, sur les réseaux sociaux ou ailleurs, des contenus diffamatoires concernant Mohammad Muzaffar Ali Lallmamode, y compris des photographies, que ce soit directement ou à travers des profils fictifs.
Dans son affidavit juré le 6 mars 2026, Mohammad Muzaffar Ali Lallmamode avance qu’Ishtifaq Caunhye et Suhayl Mamode l’ont abordé le 28 février quand il est sorti du poste de police de Beau-Bassin. Il s’y était rendu pour satisfaire une des conditions liées à sa libération sous caution dans une affaire de blanchiment d’argent et de possession de cannabis.
Selon lui, ils l’auraient accusé d’avoir menacé une femme et un enfant. Il affirme que la scène aurait été filmée et diffusée en direct sur Facebook. Dans la vidéo, Ishtifaq Caunhye aurait déclaré : « mo capave t… to la vie ». Tandis que Suhayl Mamode aurait lancé : « si mo tousel mari batte mo ti pour batt toi la ». Il accuse le policier de ne pas être intervenu alors qu’il se faisait insulter.
Mohammad Muzaffar Ali Lallmamode a porté plainte à la police et a saisi l’Independent Police Complaints Commission. Il a retenu les services de Mes Neil Pillay, Sailesh Seebaruth, Jay Chummun et Pazany Thandarayan (avoué). Le tribunal devra entendre les versions de toutes les parties lors de la prochaine audience le 13 mars 2026.