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Menace et agression de son ex-épouse : un métallurgiste condamné à trois ans de prison

La police de Plaine-Verte avait mené l’enquête dans cette affaire.

Un métallurgiste a été condamné à trois ans de prison devant la Cour intermédiaire. Il avait menacé son ex-épouse au téléphone et l’avait agressée à coups de cutter. La jeune femme se trouvait sur son lieu de travail au moment de l’agression, le 24 septembre 2018. 

L’accusé, âgé de 32 ans, un habitant de Vallée-des-Prêtres, répondait, devant la Cour intermédiaire, d’une accusation de « using an information and communication service for the transmission of a message which is of a menacing character » et d’une accusation d’agression avec préméditation. Il avait plaidé coupable et le tribunal a estimé qu’une peine de prison est amplement justifiée, vu les circonstances dans lesquelles se sont déroulés les délits. 

 Le métallurgiste avait utilisé son téléphone pour envoyer des messages menaçants à son ex-épouse, âgée de 23 ans, à trois reprises le 9 juillet 2018. Il avait aussi agressé la jeune femme, sur son lieu de travail, à coups de cutter, le 24 septembre 2018.

La sentence a été prononcée par la magistrate Adeelah Hamuth. L’accusé a été condamné à deux ans de prison pour avoir envoyé des messages à caractère menaçants à son ex-femme et à trois ans de prison pour agression avec prémédication. Il purgera les peines simultanément. 

Avant l’énoncé de la sentence, la magistrate avait ordonné une enquête sociale. Ce rapport avait révélé qu’effectivement l’ex-épouse avait subi des violences de la part de son ex-époux.

De plus, la cour a relevé la prévalence de la violence domestique actuellement. La violence conjugale peut devenir fréquente, sérieuse jusqu’à aboutir à la mort si elle n’est pas stoppée. Si la cour traite ces cas avec indulgence, elle enverrait un mauvais signal, affirme la magistrate. 

Violence conjugale

Cette affaire a pour toile de fond la toxicomanie, la violence conjugale et les traitements abusifs que l’accusé infligeait à son ex-épouse. Le couple avait contracté un mariage religieux en 2016. Puis, ils se sont par la suite séparés. Dans ses dépositions à la police, l’accusé a admis qu’il avait utilisé son téléphone portable pour envoyer des messages à son ex-femme qui l’aurait quitté pour un autre homme. 

Il avait menacé de l’agresser. L’accusé dit avoir également appelé pour l’informer qu’il avait acheté un cutter et qu’il en avait l’intention de l’utiliser pour l’agresser au visage. Et il a mis sa menace à exécution le 24 septembre 2018, alors que son ex-épouse se trouvait sur son lieu de travail. L’agression a été enregistrée par les caméras CCTV dans le magasin où travaille la jeune femme. Celle-ci a subi une lacération sur la joue droite. 

Lors de l’énoncé du verdict, la magistrate a fait ressortir que l’accusé a non seulement fait usage de violence physique contre son ex-épouse quand ils étaient mariés, mais qu’il l’a aussi tourmentée en utilisant la technologie. Le comportement de l’accusé est d’autant plus aggravant, car il implique la violation de la confiance et de la sécurité qui auraient dû normalement prévaloir entre des conjoints. 

Selon la magistrate, les menaces étaient répétées et représentaient un danger permanent pour la sécurité de la victime. 

D’autre part, le tribunal a pris en compte le fait que la jeune femme, qui était à la fleur de l’âge, a subi une blessure qui restera une cicatrice à vie. Par ailleurs, la magistrate a également souligné que la cour ne peut ignorer le fait que les victimes souffrent d’un traumatisme qui perdure. 

Antécédents

La magistrate a aussi noté que l’accusé a des antécédents. Il a été condamné à sept reprises entre octobre 2004 et mai 2018 pour divers délits : vol, recel, possession de drogue dangereuse, entre autres. Cela démontre qu’il était trempé dans le fléau de la drogue, avant son mariage.

 Le rapport social suggère d’ailleurs que ce serait une des raisons qui l’a poussé à avoir ce comportement scandaleux à l’égard de son ex. Le tribunal note que l’accusé a commis ces présents délits après avoir purgé un mois de prison qu’il avait écopé le 8 mai 2018. 

La magistrate a fait ressortir que l’accusé n’a pas voulu se réhabiliter. « He has been threatening and attacking his disaffected wife and it would appear that his folly knows no bounds when faced with mental stress and personal issues », déclare la magistrate. 

D’autre part, la magistrate souligne le fait que l’accusé a tenté de minimiser son rôle sur la manière dont il a mis son plan à exécution. Il s’est dépeint comme étant un homme trahi, jaloux et en colère. Il dit qu’il a attaqué son ex-épouse avec une clé et qu’il n’a pas prémédité l’agression en utilisant une arme tranchante. Or, les circonstances sont autres. Il avait tenté de faire croire à la police qu’il a perdu le contrôle, quand sa femme a refusé de lui montrer son téléphone ou quand il l’a vu avec son amoureux. 

Or, les enregistrements des caméras CCTV, le fait qu’il ait plaidé coupable, ses antécédents et l’enquête sociale démontrent une toute autre facette du caractère de l’accusé et de sa nature violente.

Après son procès, le métallurgiste a exprimé des remords pour ces actes honteux et a réclamé la clémence. Il a concédé que ce n’est pas facile d’être en prison et qu’il voudrait que sa femme et lui se remettent ensemble. Il a expliqué que sa mère dépend de lui, vu que son père est décédé et qu’il doit honorer les dettes de ce dernier.

Hausse du nombre de cas de violence domestique 

En 2018, 1 527 nouveaux cas de violence domestique ont été recensés par le ministère de l’Égalité des genres, dont 84,6 % sont contre les femmes. Toutefois, le nombre des cas de violence domestique a connu une baisse de 1 483 en 2017 à 1 292 en 2018. D’une autre part, les hommes sont également victimes de violence. Le nombre d’hommes ayant été victimes des coups de leurs conjointes a connu une hausse de 220 en 2017 à 235 en 2018.

  • 32,1 % des femmes victimes de violence domestique ont subi des agressions de la part de leur conjoint. 
  • 28,1 % ont subi des humiliations, des injures et ont été maltraitées. 
  • 8,1 % ont été victimes de menaces d’agression.
  • Près de 6,6 % ont été victimes d’agressions physiques par ceux vivant sous le même toit. 

Hommes victimes de violences conjugales 

  • 29,9 % d’agressions verbales de la part de leur partenaire.
  • 21,5 % d’agressions physiques.
  • 10,0 % d’agressions verbales par ceux résidant sous le même toit.  

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